‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 2)Chapitre 89 sur 205 · V. au ch. suivant · texte numérisé non relu

V. au ch. suivant

3. Le cardinal Pitra dépensa beaucoup de temps et de travail à la recherche de cette Clef. Il crut l'avoir trouvée dans une compilation latine de basse époque, qu'il publia avec un soin extrême {Spic. Solesm., t. II et III).

En dehors de cette littérature, Méliton laissa une éclatante réputation de sainteté^. L'épiscopat asiatique comptait alors bien d'autres illustrations ; Papirius, qui avait remplacé Polycarpe à la tête de l'église de Smyrne ; Sagaris, évêque de Laodicée, qui subit le martyre sous le proconsul Sergius Paulus (v. 167) ; Thraséas, évêque d'Euménie en Phrygie, qui fut martyrisé à Smyrne ; Apollinaire, évêque d'Hiérapolis, lettré et apologiste, comme son collègue de Sardes^. Saint Irénée, qui était d'Asie et qui, dans son enfance, avait vu et entendu Polycarpe, se souvenait d'anciens « prêtres » dont il aimait à opposer les dires aux nouveautés des gnostiques. L'un d'entre eux avait écrit contre Marc, disciple de Valentin, une satire en vers iambiques, dont il nous reste un fragment^.

On voit, par ces quelques souvenirs et ces débris échappés à tant de naufrages, combien en Asie le christianisme était déjà vivant et agissant. Rome et l'Asie, tels sont, au II^ siècle, les deux grands centres chrétiens. Rien d'important ne se passe en dehors de là. Aucun événement ne se produit en Asie sans retentir tout aussitôt à Rome, et réciproquement. Les communications par mer, accessibles à tout le monde, facilitaient les relations. Polycarpe, Marcion,

~o'K\-fjzx'^.zvz'> (Lettre de Polycrate d'Ephèse, Eus., V, 24).

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