‹ Histoire ancienne de l'Eglise (volume 5)Chapitre 2 sur 54 · PRÉFACE IX · texte numérisé non relu

PRÉFACE IX

Ces travaux, auprès desquels il serait aisé d'en citer d'autres, originaires de France l, d'Angleterre et d'Italie, ont grandement éclairé les vieux textes et leurs mutuels rapports. La documentation a fait vraiment de grands progrès. Vers la fin du XVIIe siècle l'honnête et judicieux Tillemont établit ses dissertations sur la plus consciencieuse étude des sources connues de son temps. Il serait bien étonné, s'il réapparaissait, de voir tout ce qu'on a découvert depuis.

Cependant il ne faut pas croire que le progrès des études ait modifié essentiellement, ou même grandement, la tradition qui s'exprime en ses doctes volumes. Les résultats partiels acquis par tant de découvertes et d'efforts tendent en somme à justifier la façon de voir des sages critiques du temps de Louis XIV. On est revenu des systèmes insensés dont Tubingue eut la primeur; d'autres, il est vrai, les ont remplacés, car le cerveau humain est toujours fécond en inventions bizarres. Mais il y a une opinion moyenne, représentée par les jugements des gens graves et sains d'esprit, qui s'impose au public de sens rassis. Je n'ai pas besoin de dire que je crois être de celle-là. Peut-être me flatté-je. Mais je me sens une égale horreur pour la niaiserie de certains

1 Surtout P. Monceaux, Histoire littéraire de l'Afrique chrétienne, 1901.

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