Les Rotennous des inscriptions hiéroglyphiques
2. Des briques trouvées à Kalah-Chergat, à quelque distance de Ninive, et dans plusieurs localités du bas Euphrate, sont toutes marquées du nom d’Ismidagan;d’où il semble résulter que la dynastie chaldéenne de Bérose régnait sur les royaumes réunis de Babylone et de Ninive. Cette dynastie, du reste, qui a régné depuis le vingtième jusqu’au seizième siècle avant J. C., a laissé de nombreux vestiges en Mésopotamie, et nous connaissons maintenant les noms de la plupart des rois doul elle se compose.
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S’il faut en croire l’historien grec, la Babylonie venait d’être démembrée à la suite d’une invasion d’Arabes*, lorsque Ninus, le chef des Assyriens, entreprit de délivrer le pays de ces barbares. Ninus, suivant Diodore de Sicile, avant d’attaquer la Babylonie, avait organisé un corps d’armée composé de jeunes gens d’élite, et les avait préparés par des exercices multipliés à toutes les fatigues et à tous les dangers de la guerre. Ensuite, il avait fait alliance avec un chef arabe jaloux sans doute comme lui de la fortune de Babylone, et avec une forte armée il avait attaqué les Babyloniens.
Ce pays, ajoute l’historien grec, avait beaucoup de villes bien peuplées, mais les naturels inexpérimentés dans l’art de la guerre, furent facilement vaincus et soumis au tribut. Ninus emmena prisonnier le roi et ses enfants, et le mit à mort. De là il marcha sur l’Arménie et épouvanta les indigènes par le sac de quelques villes. Barzanès, le roi de cette contrée, se voyant hors d’état de résister, alla au-devant de l’ennemi avec des présents et lui offrit sa soumission. Ninus le traita généreusement, lui laissa son royaume et n'exigea qu’un contingent de troupes auxiliaires. Le roi de Médie attaqué ensuite voulut résister; mais, abandonné des siens, il fut fait prisonnier et mis en croix. En dix-sept ans, Ninus se rendit ainsi maître de toutes les contrées comprises entre la Méditerranée et l’Indus.
Au retour de ces expéditions, et pour donner à ses États une capitale digne de lui, il reconstruisit Ninive qu’il appela de son nom. Cette ville eut la forme d’un quadrilatère oblong. Ses côtés les plus longs avaient cent cinquante stades et les plus courts quatre-vingt-dix ; de telle sorte que la totalité de l’enceinte était de quatre cent quatre-vingts stades 1 ! Les tours qui la défendaient étaient au nombre de
4 . M. de Rongé croit qne ces Arabes dont il est question dans Bérose sont identiques aux Chétas des inscriptions hiéroglyphiques. M. Lenormant, au contraire, émet l’opinion que les Assyriens ont désigné sous le nom d’Arates les Égyptiens eux-mêmes.
2. Un stade olympique équivaut en kilomètres à 0,185. Par conséquent 480 stades égalent 89 kilomètres.
quinze cents, et avaient chacune soixante-dix mètres d'élévation. Outre les Assyriens, qui formaient la partie la plus riche et la plus puissante de la population, Ninus admit dans sa capitale un grand nombre d’étrangers, et bientôt Ninive devint la plus grande et la plus florissante cité du monde.
Ces travaux ne firent pas perdre à Ninus ses goûts guerriers; il entreprit la conquête de la Bactriane qu’H avait déjà vainement tentée. C’est dans le cours de cette guerre qu’apparaît pour la première fois Sémiramis, qui allait bientôt attacher à son nom une si grande célébrité. Comment attira-t-elle l’attention du roi? Les récits diffèrent. Un d’eux la montre suivant l’armée royale à la guerre de Bactriane, et y méritant par un acte de bravoure le rang de sultane-reine. Ninus, après avoir battu les Bactriens en rase compagne, assiégeait leur capitale inutilement, lorsque Sémiramis travestie en guerrier trouva moyen d’escalader la forteresse, et, par un signal élevé sur le mur, avertit de son succès les troupes de Ninus qui emportèrent la place. Ninus mourut quelque temps après, et laissa Sémiramis souveraine de l’empire.
Sémiramis, une fois en possession du pouvoir suprême, donna l’essor à son génie naturellement entreprenant. Jalouse de surpasser lagloire de ceuxquil’avaientprécédée, elleconçut le dessein de bâtir une ville dans la Babylonie. Vivement frappée des avantages de la situation de Babylone, elle voulut en faire une des capitales de l’empire assyrien.
L’enceinte de la ville, dit Diodore, fut formée par un mur de trois cent soixante stades de longueur (66000 mètres ‘), flanqué de beaucoup de tours ; l’Euphrate passait au milieu. Telle fut la magnificence de l’ouvrage, que la lar-
1. Ces dimensions fournies par Diodore de Sicile ont été reconnues exactes par M. La yard ( Xineveh and ils remains, vol. II, p. 247). Il ne faut pas oublier d'ailleurs que le mot ville, appliqué à Ninive ou à Babylone, ne représente pas du tout la môme idée que le môme mot appliqué è Paris ou à Londres. Il ne s’agit pas ici d’un assemblage de maisons et de rues ps suivant sans interruption , mais, ainsi que nous le savons par un passage très-explicite de Quinle-Curce, il s'agit d'une campagne fortifiée, d’un vaste camp retranché, contenant des jardins et des terres et servant d'abri à de nombreux troupeaux. C’est ce que nous apprend aussi le prophète Jonas, chap. ni et iv.
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geur des murs suffisait au passage de six chars de front. Quant à la hauteur, Gtésias la porte à quatre-vingt-six mètres, des auteurs plus récents à vingt-cinq seulement, ajoutant que leur largeur ne fut que celle de deux chars de front. Ces auteurs disent que le circuit fut de trois cent soixante-cinq stades, par la raison que Sémiramis voulut imiter le nombre des jours de l’année. Ces murs furent faits de briques crues enduites d’asphalte. Les tours, d’une hauteur et d’une largeur proportionnées , ne furent qu’au nombre de deux cent cinquante.... Le premier travail étant fini, elle choisit l’endroit où l’Euphrate était le plus étroit et elle y jeta un pont dont la longueur fut de cinq stades. Par des moyens ingénieux, on fonda dans le lit du fleuve des piles espacées de douze pieds, dont les pierres furent jointes avec de fortes agrafes de fer, scellées elles-mêmes par du plomb fondu, qui fut coulé dans leurs mortaises. L’avantbec de ces piles eut la forme d’un angle qui, divisant l’eau, la fit glisser plus doucement sur ses flancs obliques, et modérait ainsi l’effort du courant contre l’épaisseur des massifs. Sur ces piles on étendit des poutres de cèdres et de cyprès, avec de très-grands troncs de palmier, ce qui produisit un pont de trente pieds de large.... Cette reine fit ensuite construire à grands frais, sur chaque rive du fleuve, un quai dont le mur eut la même largeur que celui de la ville sur une longueur de cent soixante stades (près de 30 kilomètres). En face des deux entrées du pont, elle fit élever deux châteaux flanqués de tours et enveloppés d’une triple enceinte de murailles.... Sur les briques encore crues qui servirent à ces constructions, on moula des figures d’animaux de toute espèce, coloriés de manière à représenter la nature vivante. Sémiramis exécuta encore un autre ouvrage prodigieux : ce fut de creuser, dans un terrain bas, un grand bassin ou réservoir carré.... Ce travail fait, on dériva le fleuve dans ce bassin, et aussitôt on se hâta de construire dans son fit, mis à sec, une galerie couverte qui s’étendit de l'un à l’autre château. Cette construction fut achevée en sept jours, au bout desquels le fleuve étant ramené dans son lit, Sémiramis put passer à pied sec par-dessous l’eau do l'un h
l'autre de ses châteaux. Elle fit poser aux deux murs de cette galerie deux portes d’airain qui ont subsisté jusqu’au temps des rois de Perse. Enfin elle bâtit au milieu de la ville le temple de Bel 1 .
Sémiramis, après avoir achevé ces ouvrages dans la Babylonie, entreprit une expédition contre les Mèdes, qui sans doute s’étaient révoltés. Elle soumit de nouveau ce pays et y laissa des monuments immortels de son passage. Arrivée en face du mont Bagistan, elle y fit construire une maison royale. Une des parois de la montagne est formée de rochers taillés à pic, sur une hauteur de plus de 2000 mètres; elle fit graver sur ce roc son image entourée de celles de cent de ses gardes, avec une inscription racontant ses exploits. Diodore lui attribue aussi la fondation d’Ecbatane, où les rois d’Assyrie vinrent dans la suite passer chaque été. Comme la ville manquait d’eau et qu’il n’y avait aucune source dans le voisinage, elle amena à grands frais et à l’aide de travaux prodigieux une eau pure et abondante dans tous les quartiers. Pour cela elle perça le mont Oronte et y creusa un canal de 3 mètres de largeur sur 13 mètres de profondeur qui communiquait avec un lac situé de l’autre côté de la montagne.
De la Médie, Sémiramis se dirigea vers la Perse et parcourut toutes les autres contrées qu’elle possédait en Asie. En Arménie, elle éleva pareillement, près du lac de Van, une ville avec un palais dont les ruines immenses subsistent encore aujourd’hui*. Partout où elle allait, dit l’historien Ctésias, elle perçait les montagnes, brisait les rochers, pratiquait d« grandes et belles routes. Dans les plaines, elle érigeait deg collines qui servaient de tombeaux à ses généraux morts pendant l’expédition ou de fondements à des villes nouvelles.
4 . Une partie de ces trayaux est attribuée à Nabuehodonosor, comme on le verra plus loin.
3. L’Arménien Moïse de Khoren, qui écrivait au cinquième siècle, parlé des immenses travaux exécutés par Sémiramis à la ville de Van, sur le lac du même nom. En 4 827, M. Scliulz a reconnu la montagne artificielle qu’elle éleva; elle est formée d’énormes quartiers de roc., sur une étendue d’une heure de chemin. L’entrée et les lianes de ia montagne s sut couverts d’inscriptions cunéiformes , ou lettres en formes de clous.
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Suivant le même historien, elle soumit également l’Égypte et la plus grande partie de l’Éthiopie. Elle entreprit aussi une expédition contre l’Inde, dont les richesses excitaient son ambition. Stratobatis, roi des Indiens, instruit des immenses préparatifs de la reine de Babylone, mit sur pied des forces considérables, puis défia Sémiramis elle-même, dans une ’ettre où il lui reprochait les débauches de sa vie privée, 3t la menaçait de la mettre en croix dans le cas où il -serait vainqueur. Sémiramis n’en attaqua pas moins le monarque indien. Mais les éléphants de Stratobatis lui assurèrent la victoire. L’armée de Sémiramis fut mise en fuite et détruite aux deux tiers. A la suite de cet échec, elle rentra dans ses États d’où elle ne sortit plus. Elle poursuivit l’exécution de ses grands travaux ; et telles furent l’activité et la renommée de cette grande reine, qu’ après elle, suivant Strabon, tout grand ouvrage en Asie fut attribué par la tradition à Sémiramis. Alexandre trouva son nom inscrit sur les frontières de la Scythie alors considérée comme la borne du monde habité. C’est cette inscription que nous a conservée Polyen, et dans laquelle Sémiramis parlant elle-même s’exprime ainsi :
« La nature m’a donné le corps d’une femme ; mais mes actions m’ont égalée au plus vaillant des hommes. J’ai régi l’empire de Ninus qui vers l’orient touche au fleuve Hinaman (Indus), vers le sud au pays de l’encens et de la myrrhe (l’Arabie Heureuse), vers le nord aux Sakas et aux Sogdiens Avant moi, aucun Assyrien n’avait vu de mers; j’en ai vu quatre, que personne n’abordait, tant elles étaient éloignées. J’ai contraint les fleuves de couler où je voulais, et je ne l’ai voulu qu’aux lieux où ils' étaient utiles : j’ai rendu féconde la terre stérile en l’arrosant de mes fleuves. J’ai élevé des forteresses inexpugnables, j’ai percé avec le 1er des routes à travers les rochers impraticables. J’ai frayé à mes chariots des chemins que les bêtes féroces elles-mêmes n’avaient pas parcourus. Et au milieu de ces occupations, j’ai trouvé du temps pour mes plaisirs et pour mes amis. »
Cependant ayant appris que son fils Ninyas lui tendait
des embûches, elle prit le parti d’abdiquer et de mourir. Loin de punir le conspirateur, elle lui remit l’empire, ordonna à tous les gouverneurs d’obéir au nouveau souverain, et disparut mystérieusement, après un règne de quarante» deux-ans.
Ninyas succéda à sa mère, suivant Diodore de Sicile. Ct prince n'eut pas les mœurs guerrières de ses prédécesseurs; uniquement occupé de ses plaisirs, il mena au fond de son palais une vie pacifique et obscure. Il se bornait à assurer la sécurité de son empire et à maintenir ses sujets dans l’obéissance, en tenant sur pied une armée nombreuse levée annuellement dans toutes les provinces. Il rassemblait ses troupes près de Ninive, donnait à chaque nation un gouverneur très-dévoué à sa personne, puis, à la fin de l’année, il congédiait ses soldats, que d'autres, en nombre égal, venaient remplacer. Ce renouvellement incessant de l’armée empêchait qu’il ne se formât des relations trop intimes entre les , chefs et les soldats, et prévenait tout complot contre le souverain. D’un autre côté, en se rendant invisible, il voilait à tous les regards sa vie voluptueuse; et, comme s’il eût été un dieu, personne n’osait en mal parler. Ses successeurs, jusqu’à Sardanapale, l’imitèrent. Aussi ces rois sont-ils restés ensevelis dans la plus complète obscurité.
A ce récit emprunté par Diodore à Gtésias comparons les faits, tels qu’ils résultent de l’interprétation des documents cunéiformes.
D’abord il faut rabattre beaucoup de cette haute antiquité et de cette longue durée attribuées par Ctésias au premier empire assyrien. Les découvertes les plus récentes, d’accord sur ce point avec le témoignage d’Hérodote, ne permettent pas d’en faire remonter les commencements au delà de la première moitié du quatorzième siècle avant notre ère. Les siècles antérieurs appartiennent à ces dynasties chamite, arienne, sémitique ou chaldéenne dont nous avons parlé, et qui ont été à tort confondues sous la dénomination générale . de monarchie assyrienne. De même il faut renoncer à cette ‘ période de 12 à 1400 ans, pendant laquelle les monarques ninivites auraient paisiblement régné sur l’Orient, Nous sa-
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vons, par Hérodote et parBérose, que cette période ne dépassa guère 520 ans, et les monuments nous apprennent qu’elle fut loin d’être pour l’empire une ère de paix continue et de domination incontestée *.
Ce qui ressort également des faits aujourd’hui constatés, c’est que, vers l’an 1314 avant notre ère, il se forma un premier empire assyrien qui eut pour chef le Ninus de la tradition classique. Il n’est nullement question, il est vrai, sur les monuments retrouvés jusqu’à ce jour des grandes conquêtes attribuées à ce prince par Gtésias. Mais si, comme tout semble l’indiquer, ce personnage est le Ninippalloukin des inscriptions, il n’en doit pas moins être considéré comme le véritable fondateur de l’empire. Il est dit, en effet, de Ninippalloukin qu’il organisa le pays d’Assour et y créa le premier une forte armée*.
Il est permis de supposer que cette armée ne resta point inactive entre ses mains, et quelques-uns de ses successeurs nous sont représentés comme des princes guerriers; mais nous connaissons à peine leurs noms, et nous ignorons complètement leur histoire. Si quelques-uns eurent des succès, ils furent de courte durée ; car, en 1122, nous voyons un roi de Chaldée, Mérodach Baladan, saccager Ninive et emporter
4. Malgré les nombreux et savants travaux de l'érudition moderne, on n’est point encore parvenu i fixer les bases de la chronologie assyrienne. Nous nous bornerons donc à indiquer ici les grandes divisions de cette longue période qui s’étend depuis la fondation de la tour de Babel jusqu’au démembrement du premier empire assyrien.
D’ingénieux calculs assignent une durée de 4 091 ans i cette première race que les Chaldéens plaçaient immédiatement après le déluge , et que nous avons désignée sous le nom de cbamite. A cette dynastie succèdent celles de Bérose dans l’ordre suivant:
Première dynastie (mède) compte 9 rois et dure 324 ans.
Deuxième dynastie (touranienne suivant M. Oppert) compte 4 4
rois et dure 48
Troisième dynastie (chaldéenne) comprend 49 rois et dure.... 458
Quatrième dynastie (arabe) fournit 9 rofs en 245
Cinquième dynastie (assyrienne) compte 45 rois et dure 526
Total 4 504 ans.
2. Suivant M. Oppert, ce mot signifie : Le dieu Ninip a donné un filt. Suivant le même savant, c’est de ce Ninippalloukin qu’est venu le nom de Ninus.
BIST, d’orient; 3
à Babylone, sa capitale, les idoles du roi Tiglat-Piléser. Il ne faut pas oublier d’ailleurs que, dans la première moitié du douzième siècle, vers 1180, les rois d’Égypte comptaient encore les contrées voisines de l’Assyrie, et entre autres la Mésopotamie, au nombre de leurs possessions, et qu’ils y percevaient le tribut.
L’invasion de l’Assyrie par les Babyloniens paraît avoir été suivie d’une révolution qui amena un changement de dynastie. L’intendant des jardins royaux Bélitaras se mit à la tête d’une conspiration, renversa le roi Bélochus et devint ainsi le chef d’une nouvelle famille de rois.
Nous ne connaissons pas les détails de cette révolution; mais l’avénement au trône d’une nouvelle dynastie dans la personne de Bélitaras (Bel-kat-iras$ou) n’en est pas moins certain; car dans une inscription d’un de ses descendants, Bélochus III, retrouvée il y a quelques années, ce prince est qualifié d 'origine de la royauté !.
Les renseignements abondent sur la période suivante, et on a pu rétablir la suite généalogique des rois de la dynastie de Bélitaras*, qui donna à l’Assyrie quelques-uns de ses plus grands monarques. Nous trouvons d’abord, après ce prince, Salmanasar I", fondateur, selon M. Oppert, du palais nord-ouest de Nimrod, le plus ancien palais ninivite dont on ait retrouvé les ruines; puis, vers le dixième siècle, Tiglat-Piléser III, Sardanapale III, Salmanasar III. Cette époque est marquée par de grandes conquêtes au dehors : la domination des rois de Ninive, contenue jusque-là dans les limites de l’As-
4. Voir Archives des missions scientifiques, t. V, 5e cahier, p. 220.