Genèse, cbap. xiv
dix-huitième dynastie, déborde sur l’Asie occidentale, ofc les Thouthmosis, les Aménophis portent leurs étendards victorieux jusqu’aux rives de l’Euphrate et du Tigre. De. inscriptions hiéroglyphiques nous apprennent que ces monarques comptaient parmi leurs tributaires les rois de Ninive, de Babylone et de Sennaar *. C’est aussi à cette époque que s’établissent entre la Mésopotamie et l’Égypte ces relations dont on retrouve de si nombreuses traces dans les annales égyptiennes, et qui devaient exercer une si notable influence sur la situation de ces deux contrées.
Après les quatre siècles et demi de la dynastie chaldéenne vient une dynastie arabe, qui fournit neuf rois en deux cent quarante-cinq ans. C’est la quatrième dynastie historique de Bérose.
La cinquième est une dynastie ninivite ou assyrienne. Tout à fait oubliée depuis l’émigration d’Assour et la fondation de Ninive, l’Assyrie paraît à son tour sur la scène historique. On peut supposer que, durant ce long silence, elle avait été incorporée au royaume chaldéen de Babylone*. Mais, vers la fin du quatorzième siècle, les Ninivites, profitant de l’affaiblissement de leurs anciens maîtres et de la décadence de la puissance égyptienne sous les rois de la vingt-unième dynastie, aspirent ouvertement à l'empire de l’Asie.
Alors apparaissent dans l’histoire les noms moitié historiques et moitié fabuleux de Ninus et de Sémiramis. Diodore de Sicile nous a laissé, d’après Ctésias, un brillant tableau du règne de ces deux personnages; malheureusement les monuments de Ninive, qui ont enrichi de tant de faits nouveaux l’histoire des Assyriens, ne nous ont presque rien appris des travaux et des conquêtes qu’on leur attribue.