LES EMBELLISSEMENTS DE BÂBTLONE
La guerre avait livré aux mains de Nabuchodonosor des richesses immenses et d'innombrables captifs, qu'il employa aux grands travaux d'embellissement et d'utilité publique qui l'ont rendu aussi célèbre que ses conquêtes. Hérodote qui visita Babylone dans le cours du v"" siècle avant l'ère chrétienne et qui put à loisir admirer encore les splendeurs et Timmensité de la vieille cité chaldéenne, s'exprime comme il suit dans l'intéressante description qu'il nous a laissée : « Située en une vaste plaine, Babylone forme un carré dont chaque côté a cent vingt stades ; son périmètre entier est donc de quatre cent quatre-vingts stades. Telle est l'étendue de cette ville, et aucune autre, que nous sachions, n'est ornée comme elle. Un fossé profond et large, rempH d'eau courante, coule alentour; au delà, s'élève un rempart, large de cinquante coudées royales, haut de deux cents. » Babylone était entourée de deux murailles concentriques qui s'appellent dans les textes cunéiformes Imgur-Bel et Nivitti-Bel; commencé par Assarhaddon, ce double rempart ne fut achevé que sous Nabuchodonosor qui raconte, avec d'amples détails techniques difficiles à comprendre, quelle ardeur il mit à construire ces murs qui fermaient, suivant ces inscriptions, une superficie de quatre mille mahargagar, c'est-à-dire exactement les quatre-vingts stades de circuit indiqués par les historiens grecs.
« 11 est utile d'ajouter à ce que je viens de dire, poursuit Hérodote, l'emploi qu'on fit de la terre des fossés, et de quelle façon la muraille fut bâtie. A mesure qu'on creusait les berges, on convertissait en briques la terre qu'on en retirait: et lorsque ces briques étaient en quantité suffisante, on les faisait cuire dans des fourneaux. Pour les relier entre