Procope, l. c, II, 7, 3 (conf. supra, p. 5, n
7. « Les Libyens nomades, dit Hérodote (IV, 186), sont des mangeurs de viande ♦'t des buveurs de lait. » Salluste, Jug., LXXXIX, 7. Strabon, XVII, 3, 15. Tite- Live, XXIX, 31, 9. Pomponius Mêla, I, 41.
8. Homère, Odyssée, IV, 88. Slrabon, l. c. Je ne connais aucune mention de beurre.
mêmes, on ne les tuait pas volontiers. Elles constituaient un capital, souvent la seule fortune de leurs propriétaires, qui l'épargnaient le plus possible*. C'était surtout la chasse, plaisir autant que nécessité, qui procurait la viande dont on se nourrissait"-; viande des espèces les plus diverses : ainsi, dans certaines tribus, on se régalait de singea Cependant, les animaux domestiques, moutons, chèvres, bœufs, étaient des victimes offertes dans des sacrifices, qui comportaient, le plus souvent, des repas. Des fêtes, des réceptions d'hôtes devaient être aussi des occasions de festins, où ces animaux riguraient\ Et il fallait bien se nourrir de leur chair lorsqu'on n'avait pas autre chose à se mettre sous la dent^ Quand, au contraire, par suite d'une chasse heureuse ou dans quelque autre circonstance, on disposait de trop de viande pour la consommer aussitôt, on pouvait, comme le font encore des nomades du Sud, en boucaner une partie, qu'on tenait en réserve et dont on usait ensuite, après l'avoir pilée et arrosée de graisse ^
Les Carthaginois mangeaient du chien ; on prétend même que le roi Darilis les invita à renoncer à cette coutume ^ Ils avaient dû l'emprunter à des Africains. Car il n'est pas vraisemblable qu'ils la leur aient donnée : la cynophagie était pratiquée par les Guanches de la grande Canarie, oii l'on n'a cons-
1. Mêla, 1, 42 : « Gregibus, quia id solum opimum est, quod polesl parcitur. » Cela était déjà vrai, semble-t-il, à l'époque néolithique : dans les lieux habités alors, les ossements d'animaux sauvages sont beaucoup plus nombreux que lesrestes d'animaux domestiques.