‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 12 sur 307 · Justin, XIX, 1, 10. Voir t. I, p · texte numérisé non relu

Justin, XIX, 1, 10. Voir t. I, p

taté aucune trace punique'. Elle a persisté jusqu'à une époque assez rapprochée de nous, ou persiste encore, dans le Sud de la Berbérie et dans quelques oasis sahariennes'\

Les poules abondent aujourd'hui presque partout'; nous n'en avons trouvé aucune mention chez les Numides et les Maures. En général, les Berbères apprécient médiocrement le poisson*; les fabriques phéniciennes de salaisons, établies sur la côte, ne devaient guère écouler leurs produits dans les tribus.

Le miel, dont les indigènes sont très friands et qui tenait alors lieu de sucre, ne semble pas avoir été chose rare, du moins dans le TelP Salluste dit" que les gens de l'intérieur, n'étant pas toujours surs de pouvoir étancher leur soif, ne font pas usage de sel, ni d'autres assaisonnements qui leur irriteraient la gorge. Leurs descendants, au contraire, aiment beaucouples plats fort épicés.

La plupart des Africains étaient des buveurs d'eau''. Ils buvaient aussi le lait de leurs troupeaux, et sans doute, comme aujourd'hui, du lait aigre, plutôt que du lait doux, moins rafraîchissant. Quant au vin, ils ne trouvaient pas souvent l'occasion d'en boire, et d'en abusera Avec les fruits du lotus on faisait, dans la région dés Syrtes et chez les Masgpsyles, une

1. Verneau, Cinq années aux îles Canaries, p. 43. Celte lie fut appelée Canaria a cause du grand nombre de chiens de taille énorme qui s'y trouvaient : Pline l'Ancien, VI, 205. — Au Sud de l'Allas marocain, vivaient des gens appelés Canarii. Le passage de Pline qui les mentionne (V, 15) indique qu'ils se nourrissaient comme des chiens, et non pas de chiens : c'est donc à tort que ce texte a été invoqué en témoignage de la cynophagie des indigènes.

2. Voir ici t. I, p. 418, n. 5; Bertholon et Chantre, Recherches, I, p. 537-8; van Gennep, L'état actuel du probl. totem., p. 230.

3. Sauf là où la volaille est frappée d'un interdit alimentaire : voir p. 3.

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