Solin, XXXII, 2. Ammien Marcellin, XXII, lo
vanter de son amitié ^ Son fils Mastanabal était, affirme-t-on, instruit dans les lettres grecques - ; il ne dédaignait pas d'envoyer des chevaux de ses liaras à des courses d'Athènes, où ils remportaient le prix^. Parmi les Grecs qui, sous Micipsa, frère de Mastanabal, s'établirent à Cirta^, il y avait probablement des artistes, — nous avons mentionné des débris d'architecture grecque retrouvés à Constantine, — des lettrés, des savants, entre autres des médecins ^ S'il faut en croire Diodore de Sicile*^, Micipsa vivait dans la société de Grecs instruits, qu'il avait appelés près de lui, et il s'adonnait à diverses études, surtout à la philosophie. C'est là, sans doute, une exagération. Mais les Grecs savaient qu'ils pouvaient espérer un bon accueil auprès des rois africains.
Vers le début du P"" siècle avant J.-C., un aventurier,. Eudoxe de Cyzique, dont Posidonius a raconté l'odyssée', s'était mis en tète, après deux voyages en Inde par la mer Rouge, de gagner cette contrée en faisant le tour de l'Afrique. 11 était donc parti de Gadès. Ayant dû interrompre son expédition, il se rendit auprès du roi de Maurétanie^ et sollicita de lui les moyens de se remettre en route. Le prince parut y consentir. Mais, bientôt, Eudoxe craignit, à tort ou à raison^