‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 129 sur 307 · Voir t. V, p · texte numérisé non relu

Voir t. V, p

5. Leptis Magna, OEa, Sabratha, Thœnae, Tingi : Mûller, Numism., II, p. 5-7, 16. 23, 27-28, 40; III, p. 146.

6. Trouvées dans plusieurs villes des Syrtes; en Algérie, à Dellys, Cherche!, Saint-Leu.

7. Dédicace à Micipsa de Gherchel : voir t. V, p. 248. Eu égard au type d'écriture, elle n'est probablement pas antérieure au milieu du i" siècle avant J.-G. : v. infra, p. 113. Dédicace bilingue (latino-punique) de Leplis Magna : C. /. L., VllI, 7.

GsELL. — Afrique du .Nord. VI. 8

no VIE INTELLECTUELLE ET MORALE.

nous apprennent qu'elle était encore parlée au second siècle aprè& J.-C. dans les villes d'Œa et de Leptis, entre les deux Syrtes.

Quant aux rois, ils demeurèrent longtemps fidèles à l'exemple de Syphax et de Masinissa. Des légendes puniques figurent encore, un siècle après la destruction de Carthage, sur des monnaies de Juba I" et de Bocchus le Jeune ^. Et le punique n'était pas seulement la langue officielle des souverains : nous avons dit- que la littérature carthaginoise ne fut pas indifférente à plusieurs d'entre eux. Dans les familles royales, des noms phéniciens, Adherbal ^, Hiarbal % se mêlaient aux noms libyques ".

Parmi les sujets indigènes de ces princes, ceux qui voulaient sortir de la barbarie s'efforçaient de les imiter ^ C'est sans doute surtout dans les villes, foyers de civilisation, puis par les villes, que le punique se répandit alors, comme, plus tard, le latin et l'arabe. Il y était la langue de l'administration, du commerce, de la bonne société, de ces croyances qui s'adressaient volontiers à des dieux carthaginois. Et, la vie urbaine s'étant beaucoup plus développée dans la Numidie orientale que dans la Numidie occidentale et en Maurétanie, la langue punique s'y implanta bien plus fortement.

Des inscriptions puniques se lisent sur les monnaies des villes de l'intérieur, comme sur celles des cités maritimes : monnaies de Cirta, de Thaguraet d'autres lieux non identifiés '. AThugga, le texte punique précède le texte libyque dans la dédicace officielle du temple qui fut consacré à Masinissa. en i39 avant J.-C. ^

3. Nom d'un fils de Micipsa et d'un prince royal au début du i'"' siècle.

4. Nom d'un roi conlemporain de Pompée; les Romains l'appelaienl Hiarbas.

3. Déjà un des lils de ]SIasinissa avait reçu un nom qui paraît bien être punique, Mastanabal.

6. P. ex., un des lieutenants de Jugurtlia portait le nom punique de Bomilcar : Salluste, Jug., XXXV, 4; XLIX, 1 ; etc.

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