‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 146 sur 307 · Corippus, Joh., V · texte numérisé non relu

Corippus, Joh., V

Cum magioa subito tauinis dimittitur arte, Maurorum e medio, taurus, quem lerna sacerdos... Finxerat Ammonii signantem numina Gurzil, Omina prima suis.

.3. Ibid.. II, 109-1 il.

4. Pour divers cultes de serpents en Afrique à l'époque romaine, voir t. IV, p. 320-1. Mais ils ne semblent pas être d'origine indigène.

caractère local, chaque pays ayant ses saints, qui, sauf quelques exceptions, ne trouvent guère de dévots ailleurs.

C'est par la grâce et au nom d'Allah que les marabouts donnent des preuves de leur puissance : ce culte s'est donc incorporé dans la religion musulmane. Mais il est sans doute une forme de piété antérieure à l'Islam, et que celui-ci a dû admettre, ne pouvant obtenir que les hommages des croyants fussent réservés à Dieu seul. Peut-être la très grande popularité du culte des martyrs chrétiens en Afrique doitelle, dans une certaine mesure, s'expliquer par des motifs analogues ^

Pour des temps plus anciens, nous avons des preuves d'anthropolàtrie, mais elles ne concernent que des souverains. Plusieurs auteurs chrétiens, ïertullien', Minucius Félix^, saint Cyprien*, Lactance% affirment que les Maures adoraient leurs rois, entre autres Juba. Quelques inscriptions, recueillies en Afrique, témoignent de ce culte, chez les Numides comme chez les Maures. Dix ans après la mort de Masinissa, on lui éleva à Thugga un temple, dont la dédicace, rédigée en punique et en libyque, a été retrouvée ^ Une inscription néopunique, découverte à Cherchel, mentionne peut-être un sanctuaire de Micipsa ^ ; elle est probablement postérieure d'au moins- un demi-siècle à la mort de ce roi^ Des inscriptions latines, datant de l'Empire

1. 11 y a cependant des diiïérences essentielles. Le culte des saints chrétiens s'adresse seulement à des morts, tandis que celui des marabouts défunts fait suite au culte qui leur était rendu de leur vivant. D'autre part, la sainteté chrétienne est rigoureusement personnelle, tandis que la sainteté maraboutique ■est transmissible.

2. ApoL,2i : « Unicuiqueprovinciae... suus deus est.ut... Mauretaniae reguli sui. »

3. Octav., 21, 9 : « Post mortem deos fingitis, ut... luba, Mauris volentibus, deus est. »

4. Quod idola dii non sint, 2 : « Mauri vero manifeste reges colunt, nec ullo velamento hoc nomen obtexunt. »

0. Inst., 1, 15, 6 : « Mauri reges suos (consecraverunt)... Mauri lubam (coluerunt). » — Voir encore Mythogr. Vat., II, 1; Isidore de Séville, Etym., VIII, 11, 1.

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