‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 158 sur 307 · H. Basset, Culte des grottes, p · texte numérisé non relu

H. Basset, Culte des grottes, p

Outre les dieux locaux, l'Afrique indigène adora de grandes divinités^ dont l'action s'exerçait sur un vaste domaine de l'univers, et dont le culte s'étendait à travers tribus et peuplades. La formation d'Etats dut contribuer à les répandre, à leur donner presque un caractère national.

Au V'' siècle avant notre ère, Hérodote ' affirmait que tous les Libyens sacrifiaient au soleil et à la lune; que, sauf les riverains du lac Tritonis (c'est-à-dire de la petite Syrte), les nomades ne sacrifiaient qu'à eux. Il n'en dit pas plus sur ce sujet, et nous n'avons guère d'autres témoignagnes certains d'un culte vraiment indigène des deux astres-, à moins qu'on ne veuille invoquer un historien du xw" siècle, Ibn Khaldoun^ : selon cet auteur, il y avait parmi les Berbères, à l'époque de la conquête arabe, des adorateurs du soleil et de la lune. La lune tient fort peu de place dans les rites d'origine magique qui se célèbrent encore aujourd'hui \ Il est naturel que, dans les fêtes agraires, le soleil, maître des saisons, ne soit point négligé, mais, si l'on cherche à agir sur lui, on ne l'adore pas. L'islamisme a-t-il aboli des actes religieux qui auraient été mêlés aux pratiques de la magie? C'est possible, mais les preuves font défaut. Au soleil et à la lune, mentionnés par Hérodote, il serait imprudent de joindre la terre. Nous avons vu ^ que, dans certaines cérémonies pour obtenir la pluie, elle

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