T. IV, p
des stèles d'Hippone et de Saint-Leu '; monnaies où des Raals, où Ashtart, Melqart, d'autres, dont les noms restent douteux^ apparaissent sous l'aspect de divinités grecques, mais n'en sont pas moins des dieux phéniciens'.
Par ces villes, la religion punique pouvait se propager dans l'intérieur des terres. Elle s'était peut-être déjà répandue dans la Tunisie occidentale, parmi les sujets de Carthage que J\[asinissa rattacha à ses Etats. De là, elle pouvait peu à peu s'étendre vers l'Ouest. Dans les cités importantes de la Numidie, des marchands, venus du littoral, devaient être des agents de diffusion pour les cultes qu'ils pratiquaient eux-mêmes.
A ces cultes, les souverains ne refusaient point leurs hommages, Masinissa ne voulut pas garder des objets précieux qu'un de ses amiraux avait enlevés à Malte, dans un sanctuaire de la Junon phénicienne; il les fit rapporter, en s'excusant de cette impiété ^ Sur les monnaies qui portent son effigie et qui furent émises soit par lui-même, soit par ses successeurs, se voient quelques images empruntées à la religion carthaginoise : signe de Tanit^, caducée % astre rayonnant", croissant renversé sur un astre'. Plus tard, des monnaies de liogud, de Juba II, de Ptolémée, rois de Maurétauie, nous montrent le disque ailé du soleiP, un croissant montant '', un astre, seul'" ou enfermé dans un croissant montant ^^.