Ibid., p. 95, n<" 5 et 6 (de Bogud
9. Ibid., p. 103, n"» 25 et 26; Rev. numism., 1908, p. 332 et suiv., n"' 11, 20, 27, 65 (de Juba II). Millier, l. c, p. 126-7, n"' 128, 131, 146-9 (de Ptolémée).
10. Rev. numism., l. c, p. 359, n" 66 (Juba II). Millier, p. 130, n" 197 (Ptolémée).
11. Muller, p. 104, n" 43; p. 109, n°95; Rev. numism., l. c, p. 352,;n° ITi (Juba II). Mùller, p. 127 et suiv., n°' 145, 159, 200 (Ptolémée).
Cirta, la principale ville des Numides, celle où les rois résidaient le plus volontiers, était probablement aussi celle où les dieux carthaginois avaient le plus de dévots. On y a découvert un grand nombre de stèles, des iiM" siècles avant notre ère', portant des dédicaces, en langue punique, à Baal Hammon et à Tanit Pené Baal-, à ces deux divinités qu'invoquent des milliers d'ex-voto trouvés dans le sol de Carthage*. Quoique les dédicants portent presque tous des noms phéniciens, il y avait sans doute parmi eux beaucoup moins de Phéniciens que d'indigènes convertis à la civilisation phénicienne; plusieurs sont, semble-t-il, pourvus d'un titre princier qui ne pouvait convenir qu'à des Numides '".
A Carthage, Tanit Pené Baal, reine de la cité, avait le pas sur Baal Hammon; à Cirta, elle est au second rang, et souvent le titre honorifique de Rabhal^ « la Maîtresse », ne lui est pas donné. Le « Seigneur » Baal~Hammon% qualifié sur une inscription de « dieu du sanctuaire » ^, est tqujours nommé le premier; fréquemment même, il est invoqué seul. Cette prééminence lui est sans doute attribuée parce que, sous son nom phénicien, il est Ammon, le grand dieu indigène, qui ne doit s'effacer devant personne. Sur une stèle, peut-être sur deux^, apparaît Baal Addir, « le Maître puissant » : on ne sait s'il se confond avec Baal Hammon, ou si c'est un autre dieu, qui lui aurait été associée