‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 165 sur 307 · Répert., I, 330 et · texte numérisé non relu

Répert., I, 330 et

8. Voir t. IV, p. 295-6. Pour le nom de ce Baal Addir (appelé Baliddir, Baldir sur des inscriptions latines), je ne crois pas qu'on puisse admettre une étymologie mi-phénicienne, mi-lib3'que : opinion de M. Mercier, Journ. asiat., 1924, II, p. 260-1.

Baal Hammon et Tanit Pené Baal, invoqués sous des noms latins par ceux qui parlaient latin, régnaient à l'époque romaine, l'un sur le soleil*, l'autre sur la lune ^, et, très vraisemblablement, il en était déjà ainsi dans l'opinion des Carthaginoise Quant aux indigènes, adorateurs des deux astres, comme l'indique Hérodote, adorateurs d'Ammon-Soleil, il n'est guère douteux que, sous ces noms puniques, ils n'aient invoqué les maîtres du soleil et de la lune. On peut même supposer que l'Ashtart phénicienne, appelée à Carthage Tanit Pené Baal, ■est devenue en Afrique une déesse lunaire par un emprunt aux croyances des autochtones*.

Sur des monnaies de JMasinissa, ou de ses successeurs ^ et de Juba P""®, a été représentée une tête de Zeus Ammon, à cornes de bélier. Sous ce type grec, il faut reconnaître un dieu adoré par les indigènes. Je ne saurais dire si c'est l'Ammon libyque, ou bien Baal Hammon : le premier fut certainement figuré de cette manière'', le second paraît l'avoir ■été quelquefois aussi ^

Les stèles de Cirta, qui peuvent être approximativement datées, sont des preuves incontestables de la pénétration des dieux de Carthage en Numidie sous la domination «i-oyale. H •est permis, d'après la forme de l'écriture % d'attribuer au même temps une inscription punique découverte à Althiburos*". C'est ime dédicace mutilée à Baal, — ce titre n'est pas suivi du mot

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