Conf. ibid., p
Selon un usage très répandu ', elles sont identifiées avec des dieux grecs et latins. Il est fort difficile, sinon impossible, dereconnaître leur nature. Il se peut que certaines d'entr& elles aient été d'origine phénicienne, car le terme libijque fut parfois employé dans le sens de punique-; d'autre part^ même quand il s'agit de dieux véritablement adorés par des indigènes, on est en droit de se demander si ceux-ci ne les ont pasempruntés aux Phéniciens avec lesquels ils étaient en relations. Selon Hérodote^, « les Libyens qui vivent autour du lac Tritonis sacrifient surtout à Athéna ». Ailleurs, il nomme ces Libyens, riverains de la petite, Syrte : ce sont les Machlyes et les Auses*. Et il raconte ainsi ^ ce qui se passe chez eux dans une fête annuelle d'Athéna : « Les jeunes filles se partagent en deux troupes et se battent les unes contre les autres avec des pierres et des bâtons, disant qu'elles suivent une coutume instituée par leurs pères en l'honneur de la divinité, née dans leur pays, que nous appelons Athéna. Elles prétendent que celles qui meurent de leurs blessures sont de fausses vierges. Avant de cesser le combat, voici ce qu'elles font. De chaque côté, elles ornent la jeune fille la plus belle d'un casque corinthien et d'une armure grecque complète; elles la font monter sur un char et la promènent autour du lac. Comment équipaiton ces jeunes filles autrefois, avant que les Grecs ne vinssent s'établir dans le voisinage? Je ne saurais le dire, mais je crois qu'on les revêtait d'armes égyptiennes.... Ces Libyens disent qu' Athéna est la fille de Poséidon et de la limné [).vj.v7, = lacl, Tritonis, et qu'ayant eu à se plaindre de son père, elle se donna à Zeus, qui l'adopta. »