‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 170 sur 307 · IV · texte numérisé non relu

IV

4. D'après la manière dont Hérodote s'exprime, il peut être (luestion soit de ces deux peuplades, soit seulement des Auses. La première hypothèse parait plusadmissible, si l'on compare ce (ju'il dit aux chapitres 180 et 188.

;■). IV, 180. Pomponius Mêla (I, 36) dépend indirectement d'Hérodote.

Cette fête annuelle comprenait donc deux parties : d'abord un combat, rite magique \ apparemment fort antérieur au culte d'« Athéna », puis une cérémonie religieuse, quis'étaitagrégéeau rite. Duhautdesonchar, ladéesse, représentée par unejeunefiUc, parcourait solennellement le pays dont elle était la protectrice.

Au iv^ siècle avant notre ère, un écrit géographique, le Périple dit de Scylax -, mentionne de ce côté ^ un sanctuaire d' Athéna Tritonis.

Pourquoi cette divinité, « née dans le pays », a-l-elle été identifiée par les Grecs avec Athéna? D'après ce qu'Hérodote nous dit du culte qu'on lui rendait, elle était, comme Athéna, une déesse guerrière, et aussi, sans doute, une déesse vierge*. De plus, on l'adorait autour du « lac » Tritonis, où, d'après Hérodote, débouchait un ileuve Triton : deux noms qui paraissent être des formes grécisées d'appellations indigènes. Or, Tritogéneïa (Tp'.Toyivc'.a) était un vieux nom d'Athéna : pour l'expliquer, on racontait qu'elle était née, qu'elle avait été élevée auprès de quelque rivière ou source de Grèce, appelée Triton, Tritonis. Trouvant en Afrique des cours d'eau, des iacs auxquels les autochtones donnaient un nom à peu près semblable, les Grecs y transportèrent la légende de la naissance d'Athéna ^ A cette « Athéna » des Machlyes et des Auses, fut même imputée une fable qui était probablement d'origine béotienne, et non pas libyque, comme on l'avait dit à Hérodote" : son père Pallas, que l'on confondait, semble-t-il,-

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