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RELIGIONS. Ib3
elle prétendait se fonder. Quant au dieu de la petite Syrtc qu'Hérodote nomme ainsi, il nous écliaj)pe entièrement. Il n'y a pas de bons arguments pour ridentifier' avec quelque dieu nuirin des Phéniciens'-. A Tépoque romaine, on adorait Xeptunus, non seulement dans des lieux du littoral, où il était le dieu de la mer, mais aussi, et surtout, à l'intérieur des terres, à des sources dont il était le patron'. Ce culte de Neptunus, dieu des sources, étant presque inconnu dans les autres provinces latines de l'Oci^ideut, il convient de chercher des raisons particulières qui expliquent pourquoi il a été si populaire en Afrique. ^Jais rien ne prouve que ce fût un dieu d'origine indigène; rien n'autorise à admettre une étroite parenté entre lui et le « Poséidon » que des riverains du golfe de Gabès adoraient au v* siècle.
Nous ignorons également ce qu'était ce Triton qu'Hérodote mentionne avec Poséidon; qu'ailleurs, il nous montre prêtant assistance aux Argonautes, échoués sur les bas-fonds du lac Tritonis\ Dans le traité conclu entre Philippe de Macédoine et Ilannibal, « Triton » apparaît parmi les divinités carthaginoises". Il serait fort imprudent d'en déduire^ que le Triton de la petite Syrte était d'origine phénicienne '.
Un texte, qui est très peu sùr^, indique que, vers le milieu du iii^ siècle, les Massyles sacrifiaient à Cronos des victimes humaines. A supposer que cela soit exact, on ne peut dire s'il