Ibid., p. 277, n
8. Sur des monnaies d'OEa, colonie phénicienne située entre les deux Syrles, une déesse est représentée avec les attributs d'Athéna {ibid., p. 277, n. 2 et
Une autre hypothèse a été présentée'. Dans le delta du Nil^ H Sais, ou adorait, dès le quatrième millénaire avant J.-C, Nît, une déesse guerrière et vierge, — quoique mère, — qur les Grecs identifièrent avec Athéna. Nit était-elle d'origine libyque? ou son culte se répandit-il, au contraire, de TEgypte vers l'Ouest? En tout cas, aux xiv''-xii'' siècles, des monuments égyptiens nous montrent des Libyens, voisins de la vallée du Nil, qui portent des peintures ou des tatouages représentant le symbole de Nît'. Ce n'est pourtant pas un argument péremptoire pour identifier Nît et la déesse du lac ïritonis, quand même on voudrait conjecturer, avec Hérodote, que les jeunes filles des Machlyes et des Auses portaient un équipement égyptien, avant d'être, si nous l'en croyons, armées à la grecque. En somme, les origines de cette Athéna libyque restent fort incertaines.
Au dire du même auteur^, les Libyens qui vivaient autour du lac Tritonis offraient des sacrifices, non seulement à Athéna, mais aussi à Triton et à Poséidon. Comme on l'a vu. il fait de ce Poséidon le père de la déesse qu'il appelle Athéna. Dans un autre passage^, il écrit : « Ce sont les Libyens qui ont fait connaître Poséidon aux Grecs. Primitivement, les Libyens ont seuls possédé le nom de Poséidon et ils ont toujours adoré ce dieu. »
Que le dieu grec Poséidon ait été d'origine libyque, c'est là une assertion certainement inexacte; nous ne savons sur quoi
3). Ce devait être la grande déesse pliénicienne, à moins qu'on ne veuille supposer qu'OEa avait adopté 1' « Alhéna » des indigènes. On peut faire Tune ou l'autre des deux hypothèses pour une déesse casquée, qui se voit sur une monnaie portant la légende grecque A-.o-jojv et une lettre punique (Millier, Nuinism,, I, p. 132, n° 358), monnaie frappée très probablement dans la région des Syrtes (conf. supr-a, p. 117).
1. Meltzer. Geschichte der Karlhager, 1, p. 67 (conf. ici, t. I, p. 2.j3). Bâtes, Easl, Libyans, p. 205-7.
2. Voir les références données t. 1, p. 253, n. 4. Bâtes, l. c, frontispice et pi. III; p. 138, fig. 49.