‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 180 sur 307 · P. 129; conf. p · texte numérisé non relu

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Lagiiatan, était fils crx\mmon et d'une vache. Mais convient-il •de reconnaître le même dieu dans ces trois textes?

Juba II racontait qu'au temps de la guerre de Troie, régnait en Libye un fils d'Ares, Lycos, qui avait l'habitude de sacrifier les étrangers à son père '. Un dieu indigène a-t-il été assimilé par le roi de Maurétanie au dieu grec de la guerre, de même que Sinifere a été qualifié de Mars par Corippus ^? Je ne voudrais pas l'affirmer.

Le prytanée d'Olympie avait accueilli une liera Ammonia ■et un Hermès Parammon, divinités libyques, comme l'indique Pausanias^ Mais c'est du côté de l'oasis d'Ammon, et non pas de la Berbérie, qu'on doit chercher leur patrie,

A Sicca (Le Kef), était adorée une déesse appelée par les Latins ]^emis'"; des femmes se livraient à la prostitution autour de son sanctuaire''. C'était là une manière d'honorer diverses déesses asiatiques, entre autres Ashtarf, et, Sicca ayant appartenu à Carthage', il a paru légitime de voir dans cette Vénus la grande divinité des Phéniciens, bien qu'en Occident, on ait généralement identifié celle-ci avec .Iunon% et non pas avec Vénus. D'autre part, en Sicile, la Vénus de l'Eryx avait aussi ses prostituées, et Solin^ assure, nous ignorons d'après quelle source, qu^ c'était elle qu'on adorait à Sicca. Cela n'est pas inadmissible : la Vénus, 1' « Ashtart » de l'Eryx fut honorée des j Carthaginois et la légende la ramenait tous les ans en Afrique, \

1. Fragin. hist. Graec, III, p. 472, n" 2:j (liiâtoire qui ressemble beaucoup a celle que racontait Hésianax au sujet des Mnssyles et de leur dieu Cronos : supra, p. 153, n. 8).

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