‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 181 sur 307 · Conf. supra, p · texte numérisé non relu

Conf. supra, p

9. XXVII, 8 : « Siculi extruunl... Veneriain [il s'agit de Sicca] etiam, in quain Veneris Erycinae religiones transtulerunt. » Cette fondation de Sicca par des t^iciliens est bien invraisemblable, quoi qu'en pense M. Pais, Storia critica di Jioma, 1, p. 2.52, n. 3.

OÙ elle faisait un court séjour'. Mais il se peut encore que les prostitutions de Sicca aient été un vieux rite africain de magie sympathique, propre à stimuler la fécondité de la nature^; que ce rite se soit allié au culte d'une déesse indigène; que, constaté par des étrangers, il leur ait donné la pensée d'identifier la déesse avec la patronne du mont Eryx, où les mêmes croyances primitives avaient suscité les mêmes pratiques.

On sait comment, au début du iv* siècle, les Carthaginois empruntèrent aux Grecs de Sicilâ Déméter et Coré', dont le culte se répandit en Afrique. Sous l'Empire romain, il y fut très populaire ^ : les deux Cereres, surtout Cérès la mère, invoquée sans doute aussi sous le nom de Tellus^, y étaient de grandes protectrices de l'agriculture. Peut-être des indigènes les avaient-ils déjà accueillies auparavant. Cependant nous n'en avons pas de preuves incontestables. Une déesse couronnée d'épis est représentée sur des monnaies qu'on attribue à Hiempsal II, roi de Numidie^ sur une autre, qui a été émise par le dernier roi de Maurétanie, Ptolémée^, mais on ne peut pas affirmer que ce soit Cérès \

Pluto a eu, lui aussi, beaucoup de dévots parmi les agriculteurs de l'Afrique romaine, qui l'associaient volontiers aux Cereres. C'était très vraisemblablement un dieu grec, introduit, nous ne savons quand, en Berbérie^ Ce n'est pas parce que Corippus, au vi^ siècle de notre ère, identifie Mastiman avec le

1. T. IV, p. 348-9. Stèle carthaginoise, trouvée récemment, qui mentionne une servante d'Ashtart de l'Eryx : Vassei et Icard, Les inscriptions votives du temple de Tanit à Carthage, 4" article, p. 10, n" 123 (extrait de la Rev. tunis,, 1924).

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