Voir t. IV, p. 316, n
7. A Gunugu : Charrier, Descr. des monnaies de la Numidis et de la Mauritanie, p. 50 et pi. VIII.
8. Millier, Numism., 111, p. 97-98, n»^ 9-11. Demaeght, Bull. d'Oran, 1893, p. 109-
9. Yacoch, invoqué par des indigènes du Maroc au xi° siècle, n'avait, quoi qu'on en ait dit, rien de commun avec Bacchus : voir Basset, Rev. de rhist. des religions,. 1910, I, p. 339-340 (conf. Gsell et Joly, Announa, p. 30, Q. 2).
Le culte d'Isis paraît n'avoir été introduit en Maurétanie que sous Juba II, par la femme de ce roi, l'Égyptienne Cléopâlre Séléné : nous en reparlerons ^
La grande déesse phénicienne ne fut pas seulement la patronne de Carthage; sa domination tutélaire s'étendit sur la contrée dont Carthage était maîtresse et qui devint la province romaine d'Afrique. Des monnaies frappées dans cette province,, au milieu du i"'" siècle, par Métellus Scipion, le général en chef du parti pompéien, portent, auprès de l'image d'une dinivité à tête léonine, — Ashtart ou Tanit Pené Baal, — les trois lettres GTA, qu'on a interprétées G{enius) t{erraé) A{fricaé)-.
Mais, à la même époque, l'Afrique avait une protectrice spéciale, qui a pu naître d'une sorte de dédoublement de la grande déesse et qu'on représentait d'une autre manière : une femme, coiffée d'une dépouille d'éléphant, insigne que l'art grec avait déjà donné à Alexandre % conquérant de l'Inde^ puis à Agathocle'*, conquérant de la Libye. La déesse Africa se voit sur des monnaies de Pompée ^, de Métellus Scipion ®, sur d'autres, frappées par des magistrats romains en Afrique et à Rome, peu après la mort de César ^ Elle se voit aussi sur des monnaies des rois de Numidie et de Maurétanie Juba P""*, Bogud ", Juba II'", Ptolémée ''. A l'époque impériale, les monu-