‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 184 sur 307 · Gonf. Collignon, dans Monuments Piot, XXII, p · texte numérisé non relu

Gonf. Collignon, dans Monuments Piot, XXII, p

5. Babelon, Monnaies de la République romaine, II, p. 342, n" 6.

6. Ibid., I, p. 279, n" 50 (conf. p. 447, n" 1, et II, p. 577, n" 22).

7. Ibid., I, p. 435, n° 4; p. 340, n"' 1-2 (conf. Il, p. 260, n»^ 3-4).

8. Miiller, Namism., III, p. 42, n° 54; p. 43, n° 58. — Voir encore ibid., p. 73, n°' 86-88 : monnaies d'attribution incertaine, peut-être frappées en Numidie.

9. Miiller, 111, p. 95, n" 5. — Voir aussi monnaies de Tingi (?), sous le dernier Bocchus : ibid., p. 100, n° 15, et Suppl., p. 73, n° 15 a; monnaie à l'effigie et au nom d'Auguste, frappée peut-être en Maurétanie, entre les règnes de Bocchus et de Juba II : ibid., III, p. 101, n» 17.

10. Mûller, m, p. 103, n°^ 18 et 19; p. 107, n° 71. Dieudonné, Rev. numism., 1908, p. 351, no« 1-5; pi. XIII, fig. 7-9.

11. Miiller, III, p. 130, n° 196. — Voir aussi des monnaies de Cœsarea, capitale de Juba II et de Ptolémée : ibid., p. 138, n°» 209, 210.

i60 VIE INTELLECTUELLE ET MORALE.

ments qui nous montrent son image sont très nombreux : sculptures, mosaïques, lampes, monnaies, pierres gravées, etc. ' . Souvent, ces figures n'ont pas une signification religieuse : l'Afrique personnifiée peut s'agenouiller en vaincue, aux pieds d'un empereur. Mais des statuettes en bronze de VAfrica ont sans doute pris place dans des chapelles domestiques^; à défaut de dédicaces épigraphiques, Pline l'Ancien ^ atteste que c'était bien une divinité, à laquelle on adressait des hommages et des prières. Les monnaies des rois paraissent prouver que le culte de cette déesse était répandu chez les indigènes dès le premier siècle avant notre ère; que son domaine s'étendait sur toute l'Afrique du Nord, et non pas seulement sur VAfrica, province de Rome.

C'était la grande déesse, ou bien une divinité détachée d'elle, une « Fortune », qu'on représentait avec une couronne murale, sur des monnaies de cités phéniciennes des côtes de l'Afrique* : on indiquait ainsi son rôle particulier de protectrice de la ville. L'exemple venait de la Phénicie et de la Syrie, oii les Fortunes abondent sur les monnaies municipales de l'époque hellénistique ^ La capitale du royaume numide, Cirta, fit de même"; peut-être aussi une autre ville indigène ^

1. Voir, entre autres, M. Jatla, Le rappresentanze Jîgurate délie pro''.ncie romane, p. 9-12; Babelon, dans Aréthuse, 1924, p. 104-5. Le plus célèbre de ces monuments est la coupe d'argent de Boscoreale : Monuments Piot, V, 1889, pi. I (figure de l'Afrique, non d'Alexandrie).

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