Surtout au Maroc
5. Il n'y a pas lieu, je crois, de la rattacher au vieux culte du bélier chez les Libyens- (co à quoi incline M. van Gennep, Uélat actuel du problème totémique, p. 215-6).
^l'assistance devant leur tombeau, même à des hommes vivants, à des tribus, dont on sollicite le pardon ou l'appui. Ce sont là, •évidemment, des rites fort anciens, et rien ne prouve qu'ils ^ient été adoptés sous des inQuences romaines ou puniques. Il n'est pas impossible que des sacrifices aient été offerts dès les temps reculés où l'on traçait des gravures sur des rochers, 'devant certaines de ces images'. Au v" siècle, Hérodote^ dit que tous les Libyens sacrifient au soleil et à la lune; que ceux qui vivent autour du lac Tritonis sacrifient aussi à Athéna, à Triton et à Poséidon. Il indique que les nomades coupent d'abord un morceau de l'oreille de l'animal et le jettent audessus de leur demeure; cela fait, ils tordent le cou à la victime. Mille ans plus tard, Corippus^ nous montre des indigènes immolant de nuit, dans leur camp, des animaux à leurs dieux, Gurzil, Ammon, Sinifere^ Mastiman. Ce Mastiman veut même •des victimes humaines*. Des sacrifices humains sont imputés aux Libyens dans deux autres textes% qui ont, il est vrai, très peu de valeur. En ce qui concerne Mastiman, il n'y a aucune raison de rejeter le témoignage de Corippus. Tant de peuples ont pratiqué ces sacrifices qu'il ne semble pas nécessaire d'admettre que les Africains les aient empruntés aux Carthaginois, Mais c'était selon des rites puniques que les -^adorateurs indigènes de Baal Hammon honoraient ce dieu. Comme à Carthage, comme dans les colonies du littoral, des sacrifices étaient accomplis à Cirta à la suite de vœux, et, après la céré- JBonie, on dressait dans le lieu saint'' une stèle commémorative,