Répert. d'épigr. séinit., III
5. Chabot, Punica, p. 193 : mention probable d'une prétresse sur une inscription d'Uzappa, qui est sans doute de l'époque romaine. Des prêtres, un sacrificateur, un ou plusieurs préposés aux choses sacrées, sur une inscriplion d'Althiburos, qui paraît être aussi de cette époque : Berger, Journ. asiat., 1887, I, p. 460. A loi (Gherchel), qui fut une colonie phénicienne, mention d'un préposé aux choses sacrées, sur une dédicace de l'époque royale : Berger, Rev. d'assyrioL, U, p. 36.
prêtres ou des prêtresses'. A l'époque byzantine, un prince d'une tribu de la Tripolitaine exerce un véritable sacerdoce, au service de Gurzil-. Mais, au temps des rois, les prêtres, là où ils existent, ne paraissent pas avoir été mêlés à la vie })ublique : en Numidie et en Maurétanie, rien ne rappelle l'organisation et la puissance des druides de la Gaule. S'il y avait dans ces contrées africaines, — ce que nous ignorons, — des précurseurs des marabouts actuels, c'étaient, non des prêtres, mais des détenteurs d'un pouvoir surhumain, mi-saints, misorciers, dont l'action individuelle n'était soumise à aucune autorité supérieure et ne dépassait pas d'étroites limites territoriales.
Les pratiques du culte nous sont à peu près inconnues. Les fêtes devaient être surtout de vieilles cérémonies magiques, auxquelles se mêlaient ou s'adjoignaient des actes religieux : telle la procession en l'honneur de l'Athéna du lac Tritonis, annexée, semble-t-il, à un rite d'expulsion du maF.
Les sacrifices sont encore très usités chez les Berbères*. Comme tous les musulmans, ils immolent des moutons à l'Aïd el Kebir, au jour où se célèbrent, près de la Mecque, les grands sacrifices qui terminent le pèlerinage : il s'agit là d'une coutume d'importation arabe '. Mais telle n'est pas l'origine des sacrifices aux génies, qu'on cherche à apaiser en leur donnant à boire le sang des victimes, aux saints, dont on vient implorer
1. C. /. L., VIII, 15 779 : femme indigène, qualifiée de sacerdosMathamodis. Gsell, Inscr. lai. de V Algérie, I, 1 179 : dédicace à Haos, par un prêtre, qui a pu, d'ailleurs, être attaché au culte d'un autre dieu ; il porte les trois noms des citoyens romains. Une dédicace néopunique à Baal llammon, trouvée en Tunisie, a été faite par un prêtre d'une divinité peut-être numide, Gilo (?) : Chabot, Pan., p. 101, n" 11 (conf. supra, p. 137). Mention d'un prêtre, qui consulte les entrailles des victimes, dans Gorippus, Joh., VIII, 317.
3. V. supra, p. 149-150. La fête joyeuse que mentionne Salluste était peut-être d'origine purement magique : v. supra, p. 122. Pour les cris modulés que les Libyennes poussent dans les cérémonies religieuses, voir Hérodote, IV, 189 (conf. supra, p. 71).