De Foucauld, Reconnaissance au Maroc, p
î). De Segonzac, Voyages au Maroc, p. 48. Quedenfeldt, Rev. afric, XLVI, 1902, p. 112-3- Destaing, Étude sur le dialecte berbère des Ait Seghrouchen, p. XLvn.
6. Les dispositions varient : voir, p. ex., Doutté, Merrâkech, p. 350-1; Weisgerber. Les Blancs d'Afrique, p. 170, 172; Destaing, l. c. ; Laoust, Mots et choses berbères, p. 142-3.
NOURRITURE, TENUE bU CORPS, HABILLEMENT. 17
coupe quand ils arrivent vers leur dixième année. Chez beaucoup de Berbères, non seulement au Maroc, mais aussi en Algérie et en Tunisie', cet appendice, réduit à une queue mince '^, occupe, non plus le côté, mais le haut du crâne Bons musulmans, ils prétendent que c'est pour permettre à l'archange Gabriel de les enlever plus commodément au ciel, le jour du Jugement dernier; peut-être ne font-ils que suivre une très vieille mode, attestée dans le voisinage de l'Egypte depuis cinq mille ans.
Au V* siècle, Hérodote dit comment certaines peuplades des Syrtes disposaient leurs cheveux. Les Maces réservaient une sorte de crête au sommet de leur crâne et rasaient le reste jusqu'à la peau^ Les Machlyes laissaient pousser leur chevelure sur le derrière de la tête, les Auses sur le devant*; les Maxyes sur le côté droit, tandis qu'ils rasaient le côté gauche ^ Des modes analogues persistèrent dans l'Afrique septentrionale et s'y retrouvent encore aujourd'hui. Tertullien'' nous apprend que certains Numides se rasaient la tête jusqu'à la peau, sauf le haut du crâne : c'était là, sans doute, qu'ils attachaient la queue de cheval qui faisait partie de leur coiffure. Cette crête de cheveux continue à orner le crâne des enfants dans diverses tribus du Maroc '. Les Touareg s'en réservent une, depuis le front jusqu'à la nuque, et ils l'arrangent en petites tresses nouées ensemble, le reste de la tête étant rasé ^ 11 y a
1. Voir, entres autres, Bertholon et Chanlre, Recherches, I, p. 405.
2. Chez les gens de la confrérie des .\ïssaoua, c'est, au contraire, une longue tresse.
3. Hérodote, IV, 175. — Un homme, représenté sur une gravure rupestre du Sud oranais, parait porter une crête au sommet de la tête; par derrière, ses cheveux sont longs : Flamand, Les pierres écrites, pi. III et IV.