T. IV, p. 377 et suiv
4. Gonf. Bertholon, i. c. ; Carton, Rev. tunis., XX, 1913, p. 689.
5. On retrouve dans les tatouages actuels les motifs tracés sur la peau de quelques Libyens, que représentent des monuments égyptiens (v. supra, p. Il, n. 5). Mais c'és motifs sont tellement simples qu'il n'y a pas là une preuve de filiation directe.
6. Bénédite, C. r. Acad. Inscr., 1914, p. 321-2. Moret, Des clans aux Empires, p. 201. Etc.
7. Voir, entre autres, Maspero, Hist. anc. des peuples de l'Orient classique, II, fig. aux p. 414, 431, 461, 473; Bâtes, Tlie Eastern Libyans, frontispice; pi. I-IV, IX, X, etc.
16 VIE Matérielle.
on ne saurait dire s'ils avaient seulement une mèche ou natte, ou bien deux, pendant l'une à droite, Tautre à gauche; nous pouvons croire que le second cas était fréquent, car des Libyens qui nous montrent leur côté gauche sont pourvus de la mèche, aussi bien que ceux dont nous voyons le côté droit. Parfois, deux mèches pendent du même côté ^
Chez les Égyptiens, aux temps historiques, la tresse latérale, unique, n'était portée que par les enfants, — et, tout d'abord, par le dieu enfant Harpocrate, — par les princes de la famille royale et certains prêtres d'un rang élevé ^ C'étaient là, probablement, des survivances d'un usage jadis beaucoup plus répandu, auquel les Libyens orientaux étaient restés plus fidèles que leurs voisins de la vallée du Nil.
Nous n'avons pas, pour l'antiquité, de preuves qu'il ait été adopté chez les Libyens occidentaux. Mais cela est vraisemblable, car, dans cette Berbérie où l'on a pris l'habitude de se raser le crâne % nous constatons encore certaines modes capillaires qui rappellent la mèche ou tresse latérale des vieux Africains. Au Maroc, les Zaïane et les Zemmour gardent une longue mèche llottante, les premiers au-dessus d'une oreille, les seconds au-dessus des deux; ceux qui se piquent d'élégance la graissent et la tressent \ De nombreux Brâber et Rifains réservent, sur le côté droit de leur tête, au-dessus ou en arrière de l'oreille, soit une touffe ébouriffée, soit une tresse qui retombe jusqu'à l'épaule ^ Dans d'autres tribus marocaines, les enfants seuls portent la touffe ou la tresse latérale pendante''; on la leur