Voir t. V, p
4. Outre mes observations, voir Mercier, B. a. Comité, 1883, p. 552; Gagnât, Archiv. Miss., 3' sér., XI, p. 143; Deyrolle, B. Sousse, I, p. 60, n. 1; ibid., p. HO^j
auprès de dolmens *, qui ne sont sans doute pas d'une époque très différente ; à Roknia, près de Guelma, plusieurs dolmens ont été dressés devant des baies de haouanet et sont, par conséquent, plufe récents ^ Mais nous verrons qu'on ne connaît aucun dolmen africain qui soit incontestablement antérieur au III* siècle avant notre ère. L'attitude repliée qu'implique l'exiguïté de beaucoup de cellules n'est pas, nous le verrons aussi, une preuve de haute antiquité. Ce qu'on est en droit de supposer, c'est que ce type de sépulture, n'ayant pas été emprunté aux Phéniciens et paraissant, au contraire, avoir été quelquefois imité par eux, fut adopté en Afrique avant les temps où leur civilisation se répandit chez les indigènes : peut-être dans la première moitié du premier millénaire avant J.-C, peut-être plus tôt encore. Avec la fidélité au passé qui leur est coutumière, les Africains le conservèrent, non sans le modifier. Des niches, semblables à celles qui sont fréquentes à l'intérieur des caveaux puniques, furent creusées dans une ou deux des parois^, pour recevoir une lampe ou quelque autre objet. La chambre s'agrandit, car, à l'exemple des Phéniciens, des indigènes ensevelirent les corps en les étendant, e t no>îi plus en les repliant. Parfois même, comme dans des tombes puniques de basse époque', des banquettes ménagées dans le roc, en avant des parois'^ des fosses creusées dans le soP
1. A Chaouach (dans les falaises d'un plateau couvert de dolmens) : Carton, L'AnthropoL, XIV, p. 15 (Carton, ibid., p. 23, croit ces haouanet postérieures aux dolmens). Dans le djebel Gorra : Carton, Découv., p. 368, 370. A Kalaat Senane : Deyrolle, Bail. Soc. préhistor. de France, VI, p. 311. A Gastal et à Kissa : Gseli, Monum., I, p. 38.