XVII, 3, 7 (d'après Posidonius
les bijoux qu'ils portent, par le souci qu'ils ont de se nettoyer les dents et de se tailler les ongles; quand ils se promènent, on les voit rarement se tenir les uns tout près des autres, de peur que quelque heurt ne détruise l'ordonnance de leur chevelure ))^. Silius Italiens^ nous présente un chef massyle, dont les cheveux tombent du haut du crâne, en formant des enroulements : courte description qui peut convenir à la coiffure en spirales symétriques. De même, la chevelure tordue qui, selon MartiaP, est un trait caractéristique des Maures.
Cette coiffure en tire-bouchons parallèles et souvent étages était très vieille chez les indigènes africains. Sur des monuments égyptiens, on la voit combinée avec la longue mèche ou tresse latérale des Libyens*. Nous la retrouvons dans la Cyrénaïque grecque, depuis le v'' siècle'*; en particulier sur un basrelief représentant la Libye personnifiée", ce qui prouve sa grande dilfusion parmi les autochtones. En Numidie, enMaurétanie et dans le monde romain, on l'attribue volontiers kVAfrica\ et c'est ainsi qu'on coiffe la Dea Maura^^ la divinité protectrice ■de la ville de Thevesle^, la personnification d'une nation afri-
1. Conf. ce qu'écrivait, au xi' siècle, El Bekri (Descr. de VAfrique septentr., trad. de Slane, édit. d'Alger, p. 202), à propos des Ghomara, peuplade du Nord du Maroc : « Les hommes laissent croître leurs cheveux, à l'instar des femmes; ils en font des tresses, dont ils s'entortillent la tête, après les avoir parfumées. »