Ibid
2. Dans un grand tumulus, voisin du tombeau royal dit le Médracen, un couloir, se dirigeant de l'Est vers l'Ouest, Conduit à une chambre centrale, construite en murs doubles, à assises, et couverte de deux rangées de dalles, qui forment un dos d'âne. Autour de cette chambre, règne une galerie circulairp", communiquant avec le couloir, galerie construite et couverte de la même manière que la chambre. Voir Brunon, R. Constantine, XVI, 1873-4, p. 338 et pi. W. A ma connaissance, celle disposition ne se rencontre pas ailleurs, car la galerie circulaire que nous trouverons au Tombeau de la Chrétienne est une voie d'accès à la chambre funéraire, et non pas seulement un anneau qui l'entoure. Faut-il chercher ici quelque explication rituelle, analogue à celle que suggèrent les cercles cachés sous des lumulus?
plupart se rencontrent dans le voisinage du littoral', depuis le Nord-Ouest du Maroc jusqu'à la côte orientale de la Tunisie. Kelativement peu nombreux au iMaroc et dans l'Algérie occidentale et centrale, ils abondent dans le déparlement de Constantine, dans l'Ouest et le centre de la Tunisie. Ils font défaut dans les steppes algéi-iennes. Il n'y en a pas non plus dans le Sahara, où il eût été facile d'en construire, car cette contrée offre largement des roches se débitant en grandes dalles-. Ce n'est donc pas seulement la présence de matériaux convenables qui a invité les indigènes à dresser des monuments mégali-* Ihiques. Les uns ont adopté le dolmen, d'autres n'en ont pas voulu. Il faut tenir compte aussi du fait que l'on n'élevait sans doute plus de véritables dolmens dans l'Afrique du Nord à l'époque où le Sahara fut conquis par des Berbères, qui y importèrent leurs usages funéraires.
Tandis que, d'ordinaire, les tumulus sont disséminés en petits groupes, les dolmens forment fréquemment des nécropoles très étendues. On en compte des milliers dans quelques lieux du département de Constantine, Roknia, Bon Nouara, Sila; des centaines sur divers points de l'Algérie' et de la Tunisie \
Souvent, ces cimetières sont très voisins de bourgs ou de villes numides^ : c'est certainement laque les villageois ouïes citadins ont, pendant longtemps, enseveli leurs morts. Au contraire, d'autres groupes considérables de dolmens ne sont pas accompagnés de ruines importantes : tel est le cas, par exemple, à
1. Les dolmens les plus éloignés de la Méditerranée sont ceux de Djelfa (dans le département d'Alger) et des régions de Timgad, Khencheld, Tébessa (dans le département de Constantine).