‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 223 sur 307 · Gautier, Sah. algér., p · texte numérisé non relu

Gautier, Sah. algér., p

3. Béni Messous (où il y en aurait eu jadis environ trois cents; il n'en reste plus qu'une vingtaine), Djelfa, Ras el Ain Bon Merzoug, Sigus, Nador (près de Duvivier), etc. •

4. Bulla Regia, Gliaouacti, Téboursouk, Djebel Gorra, Henchir Mided, etc.

5. Pour la Tunisie, lieux cités note précédente. Il y en a d'autres, où des dolmens s'élèvent auprès de centres antiques plus ou moins importants : Thugga, Maclar, Thimida Bure, Aunohari ; bourgs dans l'Enflda (Hamy, Bull, de géogr. hislor., 1904, p. 51). En Algérie, à Tiddis, Ksar Mahidjiba, Sila, Sigus, etc.

JJou Nouara et à Roknia (entre Constantine et Guelma), au plateau des fîeni Messous (dans la région d'Alger). Mais on peut supposer qu'il y avait, à proximité, des bourgs, formés de huttes, de mapalia^ qui n'auraient pas laissé de traces. On peut supposer encore que c'étaient là des cimetières où des pasteurs, dispersés dans la campagne, venaient, de plus ou moins loin, apporter leurs morts, auprès de leur refuge ou en un lieu qui, pour des raisons quelconques, aurait été sacré'.

Le mot arabe choucha (au pluriel chouchet)^ qui signifie calotte, désigne des sépultures en forme de tour. Ce sont des cylindres, qui mesurent en mo3'enne 5 mètres de diamètre et 2 m. 50 de hauteur. Les parois, très épaisses, consistent en des rangées d'assises, d'une disposition assez régulière. L'intérieur est rempli par de la pierraille, de la terre ou du sable, sauf le centre, oîi se trouve, dans la partie supérieure du monument, la case funéraire, de petites dimensions (en moyenne 0 m. 90 de long, 0 m. 45 de large, 0 m. 80 de haut), case constituée par des dalles^; quelquefois on l'a ceinte d'un mur annulaire. La table de couverture domine l'ensemble. Elle est souvent entourée d'un dallage, qui s'étend jusqu'au faîte de la muraille extérieure. Certaines chouchet enferment deux, ou même trois cases, contiguës ou isolées. Il n'y a aucune raison de croire que le monument ait été surmonté d'un tumulus.

1. Le cimetière assez important d'Es Snam, dans le Hodna, est situé sur une colline qu'entoure une vaste plaine, stérile et dépourvue d"eau (Arnaud, B. a. Comité, 1901, p. 70). Il a dû servir à des nomades qui, comme aujourd'hui les Touareg (Arnaud, l. c), comme jadis les Scythes (Hérodote, IV, 71 et 73), ne craignaient pas de longs transports pour réunir leurs morts dans une nécropole commune.

2. Payen (R. Conslantino, VII, 1863, p. 167) signale, au Nord du Hodna, des sépultures où, » le cercueil, au lieu d'être construit en pierres plates, est moulé en plâtre, sous forme de cuvette ». Ce sont là, certainement, des tombes de basse époque.

Ce type de tombe ne diffère guère du dolmen à manchon cylindrique et à dallage au niveau de la table '. 11 est seulement bien plus élevé et la case n'est plus en contact avec le sol.

Les chouchet se rencontrent dans le département de Constanline, en particulier au Nord du Hodna et de l'Aurès^, où elles forment parfois des groupes importants, soit seules, soit mêlées à des tumulus dolméniques.

Au Sahara, chez les Berbères nomades, il existe aussi des chouchet', des tours à assises, bâties avec plus de soin que les tumulus en pierre, si nombreux dans cette contrée. Ce sont des tombes qui semblent être réservées à des notables; on lesplace volontiers dans des lieux élevés et découverts, plateaux, collines dominant des vallées*. Les dispositions intérieures ne sont pas les mêmes que celles des chouchet de l'Algérie. La muraille, extrêmement épaisse, enveloppe simplement une cheminée cylindrique et il n'y a pas de grande table. La même cheminée se retrouve dans des monuments sahariens auxquels on n'a pas donné la forme régulière d'une tour, mais qui sontdes tumulus très grossiers. Au milieu d'un amoncellement de pierres brutes, formant un tronc de cône, s'enfonce jusqu'au sol un puits cylindrique, dépourvu de couvercle : ce qui rend aisés des ensevelissements successifs. Les morts, superposés, sont enfouis dans du sablée

Il nous reste à décrire quelques monuments funéraires de la Berbérie orientale; bâtis en pierres sèches et non taillées, ils dérivent des dolmens, mais sont plus compliqués.

i. Supra, p. 197.

2. Gsell, Allas archéol. de VAlgérie, i' 25 (Msila), n"' 77-81; C 2(3 (Bou Taleb> n°» 7-12; f 20 (Batna), n"' 346, 358, 359.

3. Gautier, Sali, algér., p. 70-71, 73-75, 7G. Chudeau, Assoc. franc., Le Havre^ 19li, p. 711.

4. Chudeau, La Géographie, XUl, 1006, p. 304. Conf. Gautier, <.c., p. 75.

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