‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 225 sur 307 · Celles-ci oat élé coastruites après celles du Sud · texte numérisé non relu

Celles-ci oat élé coastruites après celles du Sud

4. Après chaque eiisevelissemeat, la baie devait être bouchée avec de petitsmatériaux, et le puits comblé.

:;. Denis, B. a. Comité, 1893, p. 142, et B. Oran, 1895, fig. à la p. 280 bis. G. J. Poinssot, Bull, des antiquités africaines, 11, 1884, p. 89. Foussard, B. a. Comité, 1923, p. 56.

non au bas de la paroi. Du côté de l'extérieur, des galeries étroites longent une partie du monument, ou Lien en font complètement le tour : peUt-ètre faut-il y voir des sortes de chemins de ronde, limitant etiàolantle domaine des morts. Elles sont couvertes de dalles, qui s'appuient, d'une part, sur les tables des chambres, d'autre part, soit sur des pierres debout, disposées comme les piliers d'un portique, soit sur quelque épaulement de rocher. Ces vastes ensembles d'Ellès mériteraient assurément une exploration scientifique'.

Non loin de là, à Hammam ez Zouakra, on voit des chambres rectangulaires, s'ouvrant par une baie étroite et basse; les murs, très épais, ont été construits en « appareil berbère », avec deux parements à assises, encadrant de la pierraille. A l'intérieur, sur les côtés et au fond, les assises sont en encorbellement les unes sur les autres, d'où il résulte qu'e, vers le haut, l'espace à couvrir est bien plus réduit que la surface délimitée par le pied des murs. Comme dans les dolmens, le plafond est une vaste table. Par devant, elle déborde largement la chambre, couvre d'abord un petit vestibule, ménagé à travers la paroi antérieure, puis vient sappuyer sur deux dalles dressées, flanquant l'entrée du vestibule : ce qui constitue un auvent". A Magraoua, dans la même région, il y a également quelques tombes, de grandes, dimensions, dont les murs à assises, foimant encorbellement, portent une table; on y pénètre par une baie et en descendant deux ou trois marches ^ Cette combinaison de murs à encor-j bellement et d'un plafond mégalithique se retrouve dans les

1. Sur ces luoauments, voir tJirard de Riall(; (d'après J. Poinssot), Bull, de la Soc. d'aiHliropoL, 1884, p. 360-371, et Bull, des antiquités afric, II, 1884, p. 261-7, pi. XIV et X.\; Bertholon, Malcriaux, XXII, 1888, p. 420-2; Denis, B. Orun, 1895, t\g. a la p. 280; Ilamy, dans La Tunisie au début du XX^ siècle, p. 291-3, fig. 88-91; Frobenius, l. c, p. 50-54, Hg. 20 (à lu p. 55), pi. 18 et 19.

2. Girard do Riaile (d'après J. Poinssot), B. ant. afric, II, p. 267-8 et pi. XXI. Denis, B. a. Comité, 1893, p. 140-1, et B. Oran, 1895, Pig. à la p. 279. Bertholon, dans La Tunisie, Histoire et description, I, p. 217. Frobenius, l. c, p. 49-30, flg. 25 <à la p. 53), pi. 18.

3. Denis, B. a. Comité, 1893, p. 139, et B. Oran, 1895, flg. à la p. 277,

tnlai/ots, vieux monuments en pierres sèches des îles Baléares; l'enveloppe extérieure et la chambre y sont tantôt rectangulaires, tantôt, et bien plus fréquemment, arrondies.

Nous mentionnerons enfin une construction qui existe à Tirekbine*, dans le département de Constantine. Elle n'est probablement pas antérieure à l'époque romaine, mais elle peut reproduire des monuments plus anciens. Deux ellipses se font suite et communiquent entre elles ; elles mesurent 8 m. 50 de long- sur 2 m. 70 de large et environ \ m. 80 de haut. Les murs sont en assises de pierres bien taillées. Mais le plafond est formé, dans chaque salle, par deux rangées de dalles grossièrement équarries, reposant sur des architraves que soutiennent trois piliers, alignés selon le grand axe^. Cet édifice rappelle d'une manière assez curieuse d'autres monuments primitifs des îles Baléares, les navetas. Il serait nécessaire de le fouiller pour pouvoir affirmer que c'était un tombeau.

Dans les cimetières de bazinas, de dolmens, de chouchet, on rencontre assez souvent des traînées de blocs, plantés dans le sol et séparés par des intervalles. Ou bien des murettes très basses, les unes simples, avec un seul lit de pierres, les autres présentant deux parements, adossés, ou séparés par de menues pierres. La disposition de ces lignes atteste leur relation étroite avec les sépultures. Elles sont de longueur très variable. Tantôt, s'étendant sur des centaines de mètres, elles bordent un ou plusieurs côtés d'une nécropole^; tantôt elles entourent des

1. Gsell, Atlas archéol. de l'Algérie, f« 17 (Gonstanline), n" 463.

2. Vel, R. Constantine, XXXIX, 1905, p. 205-7, pi. VI et suiv. Je n'ai pas vu ce monument.

3. A Bulla Regia, alignement long de 700 à 800 mètres, au Nord du groupe principal des dolmens : Carton, UAnlhropoL, II, 1891, p. 8. Alignements en bordure de la nécropole de Téboursouk ; Carton, Découv., p. 347 et plan à la p. 345.

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groupes de tombes ', des quartiers qui ont pu être réservés à des familles, à des associations. Des monuments funéraires, importants sont enfermés dans une enceinte particulière. D'autres sont flanqués de deux murettes, ressemblant à des bras ou à des ailes; dans l'intervalle, une petite place a été réservée pour dégager les abords. Quelquefois, de véritables, réseaux, qui peuvent être assez compliqués, relient divers tombeaux'. Ce sont ailleurs des clôtures, quadrangulaires, rondes, elliptiques, limitant des aires où l'on ne voit pas de sépultures ^ et qui étaient peut-être des lieux de culte. Des alignements analogues, dont la destination n'est pas toujours claire, accompagnent en France des dolmens et des tumulus \

Dans des cimetières africains, certaines de ces lignes s'allongent par paire, parallèles et distantes l'une de l'autre d'un ou plusieurs mètres; l'espace intermédiaire est parfois pavé d'éclats de pierre ^ : il s'agit d'allées, d'avenues, établies dans la cité desmorts. De longs rubans pierreux, disposés comme ces avenues ^, ou se présentant sous l'aspect d'un large mur, très grossier',, sont, non seulement flanqués, mais parsemés de tombes.

Çà et là, un bloc debout dépasse l'alignement dont il fait partie, ou se dresse isolé à proximité d'une sépulture, d'une levée de pierres, d'une murette : c'est peut-être un repère.

1. P. ex., à Ghaouach : Carton, L'AnthropoL, XIV, 1903, p. 30; dans l'Enfida r Hamy, Bull, de géogr. histor., 1904, p. 50-51; dans divers cimetières de l'Algérieorientale : Gsell, Monum., I, p. 25, 27-28; etc.

2. Des lacis semblables accompagneni souvent les tombes berbères du Sahara : Gautier, Sah. algér., p. 77.

3. Ces enclos ne sont pas rares dans les cimetières de. l'Algérie orientale. — Dans la région de Tébessa, on a signalé, à côté d'un cimetière de dolmens, un grand enclos rectangulaire, de 72 mètres sur 35, bordé et rempli de pierresdressées, dont la hauteur est de 0 m. 50-1 mètre; il ne contient pas de sépultures : de Bosredon, B. ConstanLine, XVIII, 1876-7, p. 400.

4. Voir, entre autres, Capitan et Dumas, C. r. Acad. Inscr., 19Q7, p. 425-432; Déchelette, Manuel, II, p. 636-S.

5. Gsell, Monum., 1, p. 15, 27. Masqueray, Bull, de corresp. afric, III, 1885,. p. 103. Bernard, B. Sousse, V, 1907, p. 153-4. Joly, /?. afric, LUI, 1909, p. 9.

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