‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 226 sur 307 · Bernard, l. c, p. 147-150 (région de Kasserine · texte numérisé non relu

Bernard, l. c, p. 147-150 (région de Kasserine

7. Carton, G. r. Acad. Inscr., 1909, p. 202 (à Thuburnica, près de Ghardimaou)».

Les modes d'ensevelissement usités dans les vieilles tombes indigènes devraient être étudiés de plus près qu'ils ne l'ont été jusqu'à présent. Il est vrai que des constatations précises ne sont pas toujours faciles. De nombreux monuments ont été violés et leur contenu est en désordre, quand il n'a pas entièrement ou partiellement disparu. Ailleurs, la nature du terrain a nui à la conservation des ossements, qui se sont pourris -ou ont été réduits en poussière. Parfois, des chercheurs, n'en rencontrant aucune trace', ont pu se demander si des morts avaient été vraiment déposés là où ils s'attendaient à les retrouver.

Beaucoup de sépultures ne contiennent qu'un seul mort. C'est le cas ordinaire dans les tumulus en pierre; c'est aussi un cas fréquent à l'intérieur des cromlechs -, qui peuvent avoir été des enceintes de tumulus en terre. Quand on n'avait pas ménagé un moyen d'accès facile au coffre, à la case, à la fosse servant d'abri funéraire, il eût été nécessaire de détruire presque tout le monument pour y introduire de nouveaux hôtes, et de le réédilier ensuite. Il est naturel qu'en général, on ait jugé plus simple de faire de nouvelles tombes, surtout quand cette tâche exigeait peu de temps et de peine. Peut-être aussi faut-il tenir compte d'une raison qui n'aurait pas été matérielle : le désir de ne pas troubler le défunt dans sa demeure.

Il y a des dolmens où une seule personne a été déposée ^ Mais la plupart ont accueilli plusieurs morts : assez souvent

1. Voir, p. ex., Faidherbe, B. Hippone, VI, 1868, p. 64; Masqueray, Bull, de la Soc. degéogr. de Paris, 1876, II, p. 458, 459; Pallary, Matériaux, XXI, 1887, p. 451; Gsell, Monum., l, p. 16; Gautier, Sali, algér., p. 67;Boudy, B. a. Comité, 1906, p. ccxLvii; Barbin, ibid., 1914, p. 279; Voinot, B. Oran, 1908, p. 342; 1910, p. 522.

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