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lettes prouvent qu'en effet, on a procédé de cette manière \ 3Iais, là où l'espace manquait, on devait déplacer les premiers occupants, ou du moins une partie d'entre eux. Comme on se faisait scrupule de jeter dehors leurs ossements, on les entassait le long- des parois ou dans les angles. Souvent, cependant, il fallait faire un choix pour éviter l'encombrement, et c'étaient, les crânes que l'on gardait de préférence. Cette hypothèse est presque une certitude pour les dolmens, nombreux dans l'Algérie orientale, — à Roknia, Sigus, Sila, Ras el Ain Bou Merzoug, Ain el Bey, etc., — où les fouilles ont fait découvrir en bonne place un ou plusieurs squelettes, repliés ou étendus, et, par-dessous, à l'entour, dans les coins, des ossements pêlemêle : surtout des crânes, les uns en position normale, d'autres sur le côté, d'autres même à l'envers "".
2^ Une autre hypothèse paraît nécessaire quand des cases intactes ne contiennent que des ossements en désordre. C'est, dit-on, le cas pour les dolmens des Béni Messous ^ et de Gastal * : ce dont on ne doit pas s'étonner, car les mêmes observations ont été faites dans des caveaux que creusèrent, aux derniers siècles avant J.-C, des gens de race mixte, miphéniciens, mi-indigènes "\ Nous sommes là en présence de