A Gouraya et à Mahdia. Voir t. IV, p
rites funéraires probablement très anciens dans l'Afrique du Nord', comme ils le furent certainement dans d'autres contrées.
Les restes humains avaient donc été ensevelis pêle-mêle. Avait-on dépecé les cadavres et jeté les morceaux dans la tombe ^? Ce qui, pour les très petites cases, obligerait à admettre des ensevelissements successifs, car l'espace n'aurait pas suffi pour contenir en même temps les chairs de tous les gens dont nous recueillons les os. Mais, alors, pourquoi ne retrouverait-on pas tous les éléments des squelettes, ou, tout au moins, du squelette de l'homme pour lequel la tombe se serait rouverte une dernière fois^?
Il est plus vraisemblable que les os avaient été débarrassés de leurs chairs, avant d'être enfermés là où on les rencontre aujourd'hui. Divers procédés étaient possibles : faire bouillir les cadavres'; séparer chairs et os à l'aide de couperets; exposer les corps au grand air et laisser aux animaux carnassiers, surtout aux vautours, le soin de faire disparaître les parties molles; déposer les morts dans une sépulture provisoire, jusqu'à ce que le décharnement fût complet. De ces deux derniers procédés, l'un est attesté pour des populations antiques, dans l'Iran ^, l'autre a été usité jusqu'à une époque très voisine de nous, ou l'est encore, chez des sauvages des deux Amériques, de l'Afrique, de l'Océanie. L'un et l'autre permettent d'expliquer comment la sépulture définitive n'a pas recueilli tous les ossements, une partie d'entre eux ayant pu se perdre ou être détruite auparavant.
1. Où l'on ea trouve peut-être des exemples dès l'âge de la pierre : voir t. 1, p. 273, n. 3.
2. Hypothèse qui pourrait invoquer une découverte faite dans l'escargotière de Châteaudun : v. supra, p. 209, n. 2.