‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 234 sur 307 · Couf. t. IV, p. 455, n · texte numérisé non relu

Couf. t. IV, p. 455, n

4. Ce qui eût exigé de vastes récipients, dont on ne retrouve pas trace et dont les nomades n'auraient pas pu s'encombrer.

5. Hérodote, I, 140. Chrysippe, apud Cicéron, TusciiL, I, 45, 108. Justin, XLI, 3, 5.

Si, dans cette sépulture, on n'enfouissait que des os, on pouvait, soit les y déposer successivement, soit y placer en même temps des restes tirés de plusieurs tombes provisoires'. Les ■auteurs classiques ne nous apprennent rien sur ces coutumes funéraires et l'archéologie, surtout dans l'état actuel de nos connaissances, ne répond pas à toutes les questions.

Il est assez rare que les tombes indigènes contiennent des ■corps étendus tout de leur long, soit sur le dos, soit sur le côté ^. J'ai fait remarquer que beaucoup d'entre elles n'auraient pas été assez grandes pour les recevoir. Hérodote affirme pourtant^ que les Libyens nomades ensevelissent leurs morts à la manière des Grecs [c'est-à-dire dans la position allongée], à l'exception des Nasamons, qui les enterrent assis. Mais les -découvertes archéologiques le contredisent : plusieurs siècles encore après lui, l'attitude repliée restait bien plus usitée que l'autre. C'est sans doute à des influences étrangères, grecques du côté de la Cyrénaïque, phéniciennes en Berbérie, qu'il convient d'attribuer l'adoption du rite nouveau par quelques Africains. Ils ne semblent pas l'avoir fait avec beaucoup d'empressement. A El Alia, sur cette côte orientale de la Tunisie que Carthage avait possédée pendant si longtemps, c'est seulement vers le i®'" siècle avant notre ère qu'on se mit à étendre les corps, au lieu de les repliera A Gunugu, autre possession des Carthaginois, située sur la côte algérienne, les corps

1. Pour des chouchet où il a trouvé les ossements mélangés de plusieurs morts, de Boysson {R. Constantiiie, XIII, 1869, p. 633) rejette l'hypothèse d'ensevelissements successifs; il eût été, dit-il, impossible, sans détruire tout le monument, de soulever l'immense dalle qui le recouvrait et de la remettre ensuite en place.

2. En voici quelques exemples. Dans des dolmens : Carton, Découv., p. 360 (Dougga); Chabassière, /?. Constantine, X, 1866, pi. IX, flg. 4 (Tifech). Dans des cromlechs à fosse : Thomas, Recherches, p. 21 et suiv. (près de Constantine). Dans des tumulus : Voinot, B. Oran, lUlO, p. 233 (Maroc oriental); Gsell, B. a. Comité, 1900, p. 373 (région de Boghar); Donau, ibid., 1906, p. 118 (Sud tunisien); Pothier, R. d'ethnogr., V, 1886, p. 309, 311, 314 (Sahara); Voinot, B. Oran, 1908, p. 347 (ibid.).

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