Conf. I. IV, p
4. Bourguignat, Hist. des inonum. mégalith. de Roknia, p. 33 : dans un dolmen, bag-ues et bracelets tordus et déformés. Gsell, B. a. Comité, 1900, p. 374 : poteries brisées, dans des tumulus de la région de Boghar. Voinot, B. Oran, 1910, p. 521,
ne fallait pas qu'un autre s'en servît, ce qui eût risqué d'ailleurs de lui être funeste, car, par une sorte de contagion, une chose qui appartient à un mort peut être aussi redoutable que le mort lui-même, quand il passe à l'état de revenant.
Jusqu'ici, nous n'avons rencontré aucune pratique funéraire qui doive s'expliquer par de véritables croyances religieuses, par la foi en des êtres très supérieurs aux hommes, dont ceux-ci ont conscience de dépendre et qu'ils essaient de se concilier.
Mais il paraît difficile de ne pas reconnaître un hommage au Soleil, un moyen de placer les morts sous sa protection, dans la coutume, assez répandue, de tourner du côté du Levant l'entrée de la case, la tête de ceux qui y sont enfermés. Ce souci d'orientation n'est pas propre à la Berbérie : on le constate dans des dolmens d'Europe, comme dans des sépultures égyptiennes.
Tout auprès d'un certain nombre de tumulus de l'Algérie centrale et du Sud tunisien, se retrouvent des restes de foyers, des charbons et des cendres'. Peut-être avait-on simplement allumé un grand feu après l'achèvement du tombeau, dans un but de purification, pour écarter les génies nuisibles. Il est cependant plus probable que ce sont des restes de repas funèbres, dont la coutume n'a pas disparu chez les indigènes. Près de la frontière algéro-marocaine, a été découvert, entre l'enceinte et la case d'un dolmen, un foyer qui contenait des fragments de charbons, des os calcinés d'animaux, des débris de poteries; le tout au-dessous de plusieurs pierres disposées avec quelque ordre ^ On avait sans doute célébré là un repas, ou plutôt un sacrifice comportant un repas. Ce sacrifice
et pi. XI, fig. 1-3 : fer de lance tordu, dans un tumulus d'Oudjda. 11 est difficile do faire des constatations certaines à cet égard, le mauvais état du mobilier, surtout des poteries, pouvant tenir à des accidents survenus depuis l'ensevelissement.
1. Joiy, /?. afric, LUI, 1900, p. 11. Zeil, B. a. Comité, 1904, p. 352.