‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 266 sur 307 · Gsell, Monum., II, p. 402. Conf. ici, p · texte numérisé non relu

Gsell, Monum., II, p. 402. Conf. ici, p

SÉPULTURES TÉMOIGNANT U'iNPLUENCES ÉTRANGÈUES. 2i7

La forme est rectangulaire, ou arrondie du côté de la tèle; quelquefois, à Djidjeli, elle se modèle sur le corps humain ' et rappelle les sarcophages phéniciens dits anthropoïdes^.

Ce sont surtout les rites funéraires qui attestent des influences indigènes. Des caveaux contiennent des corps étendus tout de leur long % suivant la coutume phénicienne, et, dans les fosses, on ne pouvait les placer autrement Mais, dans une chambre de Gouraya, on a replié les jambes d'un cadavre *. Très fréquemment, on a déposé pêle-mêle des os qui ne portent aucune trace de feu, restes souvent incomplets de plusieurs individus^; j'ai dit'' les raisons pour lesquelles il paraît nécessaire d'admettre qu'avant d'être introduits dans la tombe, les morts avaient été débarrassés de leurs chairs. Souvent aussi, des ossements réunis de la même manière témoignent d'une combustion sommaire '' : procédé emprunté sans doute aux Carthaginois, afin de hâter le décharnement^ Ces os brûlés étaient parfois enfermés dans de petits coffres en pierre % semblables à ceux de Carthage '", ou dans des caisses en plomb*', qu'on retrouve sur la côte orientale de la Tunisie*-.

Le mobilier est punique, avec quelques objets importés d'outremer, surtout de l'Italie méridionale. Mais, çà et là, s'y mêle une poterie très grossière, évidemment de fabrication indigène".

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