‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 267 sur 307 · V. supra, p. 65, n · texte numérisé non relu

V. supra, p. 65, n

A l'intérieur des terres, des sépultures où des influences phéniciennes sont manifestes se rencontrent en divers lieux du royaume de Numidie, soit dans des régions qui avaient fait partie du territoire carthaginois et avaient été annexées par Masinissa, soit plus à l'Ouest, là où la domination punique ne s'était jamais étendue. Ces influences ont dû commencer à s'exercer avant la chute de Garthage; elles lui survécurent.

A Vaga (Béja), on a fouillé un cimetière ^ dont les tombes appartiennent au second siècle et sont, les unes antérieures, les autres postérieures à la conquête de cette ville par Masinissa (en 150 avant J.-C? ^) Des puits rectangulaires, peu profonds, précèdent des caveaux carrés ^, dont la baie est fermée par un amas de grosses pierres. Les morts, — un seul, plus rarement deux ou trois par chambre, — sont, comme à Garthage *, allongés sur le dos, les pieds tournés vers l'entrée ^ Il y a aussi des restes incinérés, enfermés dans des urnes en argile ou des coffrets en pierre. Le mobilier se compose d'objets puniques ou importés.

A Téboursouk, un hypogée ", creusé dans un tuf friable, sur un plan semi-circulaire, était sans doute précédé d'un puits. L'entrée avait été consolidée par un cadre en pierres de taille, et un pilier servait d'étai au milieu de la chambre. Gette tombe, qu'on peut dater approximativement de 60-50 avant J.-G. ', contenait deux corps, ensevelis dans une posture repliée *, et un mélange de poteries puniques et indigènes ^ A droite de la

1. Indications bibliographiques, t. II, p. 109, n. 10. Ajouter Duraiïourg, dans Bull, de la Soc. de géogr. de Lille, VII, 1887, p. 222-3 et planches.

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