‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 268 sur 307 · On y a recueilli une inoiinaie romaine de l'année · texte numérisé non relu

On y a recueilli une inoiinaie romaine de l'année

8. Une tombe de même forme, qui se trouvait à côté, contenait aussi deux €orps dans la même attitude : Ravard, l. c, p. 146.

9. La Rlanchère et Gauckler, Catal. du musée Alaoui, p. 148, n° 13, et pi. XXXIV ; p. 227-9, n"' 112-136, et pi. XLII.

SÉPULTURES TÉMOIGNANT D'INFLUENGES ÉTRANGÈHES. 249

baie d'accès, était dressée une petite stèle, représentant un personnage en prière et semblable à celles qu'on a exhumées par centaines dans les cimetières de Carthage ^

A Bulla Regia ^ et à Sicca^ ont été découvertes des sépultures du II' et du 1''' siècle, avec le même mélange de poteries puniques ou importées et de poteries indigènes. L'une d'elles, à Bulla, était un caveau de type phénicien, établi sous terre; mais, pour en assurer la solidité, on avait revêtu de murs puits et chambre \ En ce lieu, les restes des morts enfermés dans des tombes d'aspect punique semblent avoir été d'ordinaire incinérés; on les déposait sur le sol, ou on les plaçait dans des urnes en terre cuite, dans des colîrets en pierre ^

Des caveaux à puits, taillés dans le roc, à Guelma *^, ne peuvent être datés, car ils étaient vides de tout mobilier, mais, même s'ils appartiennent à l'époque romaine, ils témoignent incontestablement d'influences phéniciennes.

L'abondance des inscriptions puniques recueillies à Cirta montre combien la civilisation de Carthage se répandit dans la capitale de Syphax, de Masinissa et de leurs successeurs. Il y a donc lieu de croire que les pratiques funéraires carthaginoises y furent largement adoptées. Cependant, on ne connaît pas à Constantine de chambres creusées dans le roc, de type vraiment phénicien, avec un puits d'accès, soit qu'elles aient été détruites depuis longtemps, soit qu'elles n'aient pas encore été retrouvées : rien ne prouve que les caveaux,

2. Carton, B. a. Comité, 1890, p. 219; 1892, p. 70, 74, 78. Presque toutes ces lombes de Bulla, qui étaient, au moins en partie, des fosses, avaient élé bouleversées à l'époque romaine, et les dispositions en étaient à peine distinctes.

3. Cimetière de Ben Smeida. Les tombes, à ma connaissance, n'ont pas été décrites. Pour le mobilier, voir Calai, du musée Alaoui, p. 226, n°= 10.5-7. et pi. XLII.

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