‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 290 sur 307 · Voir t. YIII, 1. II, ch. ii, § V · texte numérisé non relu

Voir t. YIII, 1. II, ch. ii, § V

2. Auguste, protecteur de Juba, prépara, pour s'y faire ensevelir, un tumulus, imité de modèles étrusques ou orientaux. Mais c'était une colline artiflcielle en terre, s'élevanl sur un socle en pierre : d'un type qui différait, par conséquent, du Tombeau de la Chrétienne.

qu'on peut supposer avoir vécu soit avant, soit après cette date, — a-t-il fait appel à un architecte se rattachant, directement ou par quelque intermédiaire, à une école carthaginoise. Mais l'ornementation du Tombeau n'offrant rien qui soit vraiment punique, nous pouvons aussi bien attribuer ce monument à un artiste d'une école grecque routinière. On constate la persistance du chapiteau ionique à canal incurvé en Campanie jusque vers les iii'-ii* siècles'; peut-être s'est-il maintenu plus longtemps encore dans certains milieux grecs d'Occident. Le reste de la décoration, bases des colonnes, corniches, -moulures des portes, est purement grec et peut dater du ii^ ou du premier siècle.

Avant d'appartenir à Juba II, loi avait été la capitale de Bocchus-, qui régna sur la Maurétanie orientale à l'époque de la guerre civile entre Jules César et les Pompéiens, et qui, plus tard, en -38, y joignit la Maurétanie occidentale; il mourut en l'an 33. On peut, sans insister sur cette hypothèse, se demander si le « monument commun de la famille royale » ne fut pas élevé par lui, ou bien par un roi qui l'aurait précédé à loi. La région dans laquelle cette ville était située cessa peutêtre de faire partie du royaume de Numidie dès 105, à la fin de la guerre de Jugurtha, pour passer sous la domination du roi maure Bocchus l'Ancien ^ Mais on ignore si loi devint une capitale avant le dernier Bocchus.

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