A moins qu'il n'y ait eu là une couture
6. Strabon, XVU, 3, 7. Corippus, Joh., Il, 131 (voir supra, note 2). Virgile, l-:néide, VIII, 724 : « discinctos... Afros ». Tite-Live, .XXXV, 11, 7 : « discinctus... oques ». Silius Italiens, II, 56 : « discinctos... Libyas ■•.
7. De même, les Carthaginois portaient leur tunique avec ou sans ceinture : voir t. IV, p. 185.
8. Le port de la ceinlure se justifiait surtout pour des cavaliers allant contre le vent à une allure très rapide.
dans lequel a été rentré, au moins d'un côté, le bas du vêtement, de manière à dégager la cuisse. Strabon * dit que les tuniques des Maures offraient une large bande. Elle se distingjiait évidemment par sa couleur ; nous ignorons comment elle était disposée : peut-être verticalement, sur le devant^. Au VI* siècle, des indigènes avaient des tuniques rouges, rehaussées de diverses couleurs^ , sans doute de broderies bigarrées. C'était une tunique blanche, ornée de broderies, que les chefs recevaient, avec d'autres insignes, lors de leur investiture, aux temps où Rome, les Vandales, les empereurs de Constantinople étaient maîtres de l'Afrique \
La tunique des Numides et des Maures peut être comparée à la gandoura^ chemise sans manches^, en laine ou en coton, que beaucoup de leurs descendants portent aujourd'hui. Mais nous n'avons trouvé aucune mention certaine du haïk ^, qui est également très répandu en Berbérie ^ (on l'appelle souvent ksâ, c'est-à-dire le vêtement par excellence) : pièce d'étoffe rectangulaire en laine, sans couture, longue de 3 m. 50 à 4 mètres, large de 1 mètre à 1 m. 30, qui, appliquée généralement sur la peau même, se drape en faisant deux fois le tour du corps, en enveloppant d'ordinaire aussi la tête, et qui se maintient sans attache, comme Vhimation des Grecs et la toge des Romains. L'origine du haïk et la date de son adoption parles Berbères restent donc indéterminées.
Nous ne savons rien sur la tunique, — ou la robe, — des femmes libyennes. Mais il est probable que deux dispositions
i. XVII, 3, 7 : TTAaT-j'7r||j,o[ -^nùive?.
2. Coaf. peut-èlre une slèlo de l'époque romaine : Doublet, Musée d'Alger, ,pl. IV, fig. 4. Pour les Phéniciens, voir t. IV, p. 185, n. 7.