Marias
3. Eq particulier, dolmens des Béni Messous (à Guyotville, près d'Alger), do Roknia (près de Guelma), de Gastal (près de Tébessa); sépultures de la région de Constantine (fouillées par Ph. Thomas); tumulus d'Ain Sefra (Sud oranais; fouillés par M. Dessigny et d'autres). Pour ces bijoux, on pourra consulter d'assez nombreuses figures insérées dans un mémoire de M. Frobenius, Der kleinafricanische Grabbau, dans Pràhislorische Zeitschrift, YIII, 1916.
4. Voir Pothier, Rev. d'ethnogr., V, 1886, p. 311-2 et flg. 3 (une dizaine d'anneaux en fer à la jambe gauche d'une femme); Petit, Bail. d'Oran, 1905, p. 292 et pi. III, flg. 8 (anneau de cheville en fer); Gsell, Hérodote, p. 165, n. 7.
5. Peut-être aussi des anneaux de nez, si les Libyens avaient adopté cette mode, qui fut en faveur à Carthage (voir t. IV, p. 188).
G. Les deux bouts ont été parfois recourbés, de manière à former des crochets qui s'engagaient l'un dans l'autre : Thomas, Recherches, p. 14 (^bracelets) ; Gautier, Sah. alg., p. 66 (bague).
1. A Gastal (fouilles de M. Reygasse); à Dougga : Cartailhac, VAnlhropol., XIV, 1903, p. 022, fig. 12 (en argent); à Ain Sefra : Gautier, /. c, pi. XV, fig. 28.
Beaucoup de femmes berbères attachent leurs vêtements avec des fibules, ou plutôt des broches, de forme annulaire, pourvues d'un long ardillon'. C'est là un type de broche qui était usuel en Espagne aux iif-ii" siècles avant J.-C. ^. Nous n'avons pas la preuve qu'il ait été connu dans l'Afrique du Nord dès cette époque % mais, eu égard à la proximité des deux contrées, cela est vraisemblable \
D'après les bijoux analogues trouvés à Carthage et ailleurs, on pourrait les attribuer approximativement aux v^-ii« siècles (conf. ici, t. IV, p. 91 ; Déchelette, Manuel d'archéol. préhisL, II, fig. 342, à la p. 840, et fîg. 542, à la p. 1263). Mais les indigènes d'Afrique en ont peut-être conservé plus longtemps l'usage. ]
1. La tête de cet ardillon s'épanouit souvent en une plaque triangulaire, circulaire, etc. : voir P. Eudel, Diclionnaire des bijoux de l'Afrique du Nord, flg. aux p. 26-29.
2. Déchelette, Manuel, II, p. 1260-2. Schulten, Numantia, I, p. 191. Stuhlmann, Mn kulturgeschichtl. Ausjlug in den Aures, p. 64.
3. M. Frobenius (l. c, p. 72-73, fig. 90) signale une de ces broches, qui aurait été recueillie dans un dolmen des Béni Messous. Mais je doute que le lieu de la découverte soit certain.
4. On a aussi trouvé quelques fibules d'autres types dans des sépultures indigènes ou puniques de Numidie. Celles qui ont été publiées, ou, tout au moins, sommairement décrites, offrent la forme de l'épingle de nourrice. Elles peuvent être en partie, sinon toutes, de fabrication étrangère. A Béja, fibule d'or : Gagnât, Rev. archéol., 1887, I, p. 43. A Bulla Regia : Carton, Bull, archéol. du Comité, 1892, p. 76. Dans un dolmen de la région du Kef : Hilaire et Renault, ibid., 1898, p. 319. Deux fibules qu'on dit avoir été trouvées dans des dolmens des Béni Messous : A. de Bonstelten, Essai sur les dolmens (Genève, 1863), p. 38 et pi. III, flg. li. Deux fibules à ressort bilatéral dans une tombe de Gouraya, du ii'= siècle «nviron avant J.-G. : Gsell, Fouilles de Gouraya, fig. 21 (p. 38).