‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 50 sur 307 · V. infra, p. 257 et suiv · texte numérisé non relu

V. infra, p. 257 et suiv

5. Qui n'étaient pas de la même grandeur. Deux pointes, longues de O^SO, ont pu être reconstituées (fragments de ces pointes reproduits dans Rec. de Constanlinc, XLIX, 1915, pi. 7 à la p. 178, n» 3). On a recueilli les débris de deux talons, qui paraissent avoir appartenu à ces lances (ibid., n" 2). Deux autres talons,, plus petits {ibid., entre les n"" 1 et 2), ont dû appartenir à deux autres lances (pour ces talons, avec lesquels on pouvait combattre, comme avec les pointes, voir Polybe, VI, 25, 6 et 9). Il y avait aussi, dans celte sépulture, deux viroles en bronze et des fragments d'une ou de deux autres : chacune d'elles devait entourer la hampe d'une lance et servir d'arrêt à la main.

6. Voinot, Bull. d'Oran, 1910, p. 521; pi. XI, lig. 1-3. Ce fer mesurait 0"'28 de

ARMES ET MOBILIER. 4i

sentant des guerriers qui tiennent une lance ^, attestent que cette arme ne fut pas abandonnée par les Numides et les Maures; de même, un grossier bas-relief de Kabylie, où une image semblable est accompagnée d'une dédicace latine à un dieu, probablement à Masinissa divinisé-. Cependant, si la Johannide, poème écrit par l'Africain Corippus à l'époque byzantine, contient de très nombreuses mentions de javelots entre les mains des indigènes, nous n'y rencontrons qu'une seule allusion, qui n'est pas très certaine, à des iances^

Dans diverses ruines romaines de Tunisie et d'Algérie, ont été découverts des objets en bronze, de forme rectangulaire, mesurant en moyenne 0m.l3 de long, 0m.09 de large, 0m.05 d'épaisseur, évidés à l'intérieur; ils constituent une sorte de boîte ou douille, dans laquelle s'encastrait un large manche, et dont les faces extérieures sont garnies d'un grand nombre de pointes*. On y voit d'ordinaire des têtes de massues, employées, soit par des troupes étrangères^, soit par des indigènes. Mais il n'est pas absolument sûr qu'il s'agisse d'armes^ et, quand même ce seraient des massues, l'époque relativement tardive où ces

longueur, avec la douille, qui avait 0™11; le diamètre de l'ouverture était d'environ 0"'0I7. D'autres pointes en bronze ou en fer, recueillies dans des sépultures indigènes, ont pu appartenir, soit à des lances, soit à des javelots.

1. Stèles de Tirekbine (au Sud-Est de Constantine) : Vel, Rec. de Constantine . XXXIX, 1905, pi. I et II (aux p. 202 et 204). Stèle de Sidi Youssef : Tissot, Géogr., 1, flg. 53 (p. 494).

2. Doublet, Musée d'Alger, pi. V, fig. 1. Gonf. C. /. L., VIII, 20 731.

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