Hamy était disposé à y reconnaître des armes germaniques
6. MM. Poinssot et Lantier y verraient volontiers des râpes pour nettoyer les vaisseaux vinaires.
objets apparaissent pourrait faire douter que nous soyons en présence d'armes vraiment africaines.
Les gens de l'âge néolithique eurent, enBerbérie comme dans bien d'autres contrées, des haches en pierre polie, emmanchées '. Un de ces instruments est très nettement représenté sur une gravure rupestre du Sud oranais^ Mais, à l'époque historique, la hache à tranchant métallique ne figure pas parmi les armes des indigènes, à moins qu'on ne fasse état de deux vers de Silius Italiens, mentionnant des bipennes"'.
Dès les temps les plus lointains, les hommes qui avaient à engager des luttes contre des animaux ou d'autres hommes, disposaient d'armes en pierre dont la pointe frappait d'estoc,, armes tenues directement en main ou adaptées à un manche très court. Leurs descendants eurentdespoignards ou des coutelas à lame de fer, qui pouvaient servir à la guerre, aussi bien qu'à la chasse. C'était même, d'ordinaire, leur seule arme pour combattre de près, — ce que, nous l'avons dit, ils ne faisaient pas volontiers, — et surtout pour achever des ennemis déjà vaincus. Le coutelas (aàya-.pa) des Libyens nomades est. mentionné au v" siècle par IlellanicosS celui des cavaliers maures par Strabon^ Cependant tous n'en avaient pas® : lescavaliers représentés sur la colonne Trajane en sont dépourvus. Au vi" siècle de notre ère, des indigènes portaient une arme^ que Corippus qualifie de gladius : enfermée dans une gaine ^ elle était, non pas attachée à leur côté, mais suspendue à un anneau, sans doute en cuir, que Ton se passait autour du
2. Flamand, Les pierres écrites, p. 388-390; fig. 242; pi. I. Goaf. ici, t. I, p. 202.