‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 53 sur 307 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

C. Tite-Live (XXXV, 11, 7) écrit au sujet des Numides : « Discinctus et inermiseques, praeterquam quod iacula secum portât. »

bras'. C'est encore ainsi que les Touareg portent leur poignard, et, naturellement, le gladius dont parle Corippus ne pouvait pas être une épée, qui, à cette place, eût été fort embarrassante : c'était un poignard ou un coutelas.

La véritable épée n'était pas une arme des Africains. Diodore de Sicile- dit que les Libyens qui habitaient le désert entre l'Egypte et les Syrtes n'en avaient point. Une anecdote trèssuspecte, racontée par Tite-Live% prouve, du moins, que l'épée ne faisait pas partie de l'armement ordinaire des cavaliers numides au temps des guerres puniques. Cinq siècles plus tard, Glaudien affirme que les indigènes ne portent pas d'épée*.

Certains d'entre eux avaient pourtant imité des exemples étrangers en faisant usage de cette arme. Les Adyrmachides, des Libyens qui vivaient en dehors de la Berbérie, au delà de la Cyrénaïque, se servaient, au dire de Silius Italiens", d'une épée recourbée, d'un yatagan, que l'on peut supposer avoir été d'origine grecque. Ce sabre se répandit aussi dans l'Espagne méridionale*^, mais nous n'avons pas de motifs de croire que les Maures et les Numides l'aient employé. Toutefois, chez ces peuples, le glaive fut adopté par quelques chefs. Il y en avait un parmi les armes déposées auprès des restes d'un prince,

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