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fruits'. D'après les indications que nous trouvons dans divers auteurs, Hérodote % le Périple dit de Scylax% Théophraste% Polybe% Strabon", Pline", le lotus a pu être identifié avec un jujubier sauvage, très répandu en Berbérie; les baies, grosses comme de petites cerises, de couleur roussàtre et d'un goût fade, mûrissent en août-septembre. Le melllotos^ arbre fruitier qui poussait, dit Strabon% dans le pays des Massesyles (Algérie centrale et occidentale), était vraisemblablement apparenté au lotos des Syrtes.
On sait combien les coquilles d'escargots abondent dans les stations préhistoriques, surtout dans celles dont l'industrie rappelle tant l'aurignacien de France ^ Plus tard, ce furent sans doute les indigènes qui apprirent aux Romains à apprécier les escargots d'Afrique : aux environs de notre ère, ces mollusques étaient l'objet d'un véritable élevage et on les exportait outre-mer'". Les lézards", peut-être aussi d'autres reptiles^-, n'étaient pas dédaignés. Quand les sauterelles venaient du Sahara, on leur faisait la chasse, autour des Syrtes plus qu'ailleurs ^^ Les Nasamons, peuplade riveraine de la grande
1. Ce qui est inadmissible. Les Machlyes, peuplade voisine, auraient, eux aussi, fait usage de cet aliment, mais moins que les Lotophages : Hérodote, IV. 178. — Artémidore (apud Strabon, III, 4, 3, et XVII, 3, 8) indiquait d'autres Lotophages en Afrique, mais en deiiors de la Berbérie : ils se seraient étendus depuis la côte de l'Océan (au delà du pays des Maurusiens) jusqu'au-dessus de Cyrène. Le lotos dont ils mangeaient, disait-il, herbe et racine, était une plante, et non un arbuste, comme celui dont les Lotophages des Syrtes mangeaient les fruits.