Dioscoride, II, 52, édil. Wellmann
Syrte, les séchaient au soleil, dit Hérodote', les broyaient et mangeaient cette pâte après l'avoir arrosée de lait'.
Les ressources végétales furent très largement accrues par la culture. Nous n'avons aucun renseignement sur les légumes. Il est probable que c'était surtout une nourriture de citadins ^ : les potagers créés sous les murs des villes subvenaient à leurs, besoins. De même, les vergers, qui ne s'étendaient guèrfr au delà des banlieues urbaines. Cependant la consommation locale ne pouvait suffire à épuiser le produit des olivettes qui entouraient certaines villes, en particulier Leptis la Grande *, et nous pouvons croire que, pour la cuisine comme pour l'éclairage, des indigènes se procuraient de l'huile. Les dattes que l'on récoltait dans les oasis sahariennes étaient nécessaires aux Éthiopiens qui vivaient en ces lieux; elles ne devaient pas s'exporter beaucoup chez les Libyens. Pourtant, les Nasamons allaient en chercher à Augila, au Sud de la Cyrénaïque ^ Quant aux oasis du littoral syrlique qui faisaient partie du royaume numide, elles ne fournissaient que des dattes, médiocres, peu propres à être vendues au loin''.
Les céréales avaient une autre importance économique. Elles alimentaient, non seulement ceux qui les récoltaient \ mais encore les citadins, et aussi beaucoup de nomades ^ Les. textes ne mentionnent que l'orge et le blé'"'.
On se contentait peut-être souvent de faire griller les grains*".