Joh., V
— une seule fois, si je ne me trompe, — un casque (galea), qu'un indigène s'était mis au-dessus d'une pièce d'étoffe {palla), enveloppant sa tête.
On ne se servait pas non plus de cuirasses ^ Une cotte de mailles en fer (recouvrant une tunique en cuir), que contenait le mausolée du Khroub', était un objet d'importation. Non pas de provenance hellénique, car les Grecs n'usaient pas ^e cette armure, mais, sans doute, d'origine italienne; les plus riches parmi les Romains, nous le savons par Polybe ', portaient alors, à l'armée, des cottes de mailles, invention des Oaulois, selon Yarron *.
Quant aux Africains, certains couvraient le haut de leur poitrine d'un plastron en cuir. Telle était, dit Strabon", la coutume des caA^aliers maures ; peut-être n'était-elle pas aussi répandue qu'il le croit : nous n'avons, en effet, aucune autre mention de ces plastrons''.
On voit combien l'armement des Numides, Maures et Gélules était et resta sommaire. Nous avons constaté, à plusieurs reprises, l'introduction d'armes étrangères. Mais, seuls, les personnages importants, les princes, les chefs, les adoptaient. Les Carthaginois faisaient usage du casque, de la cuirasse, du grand bouclier, de l'épée, de la lance ^ : les indigènes, qui avaient de si fréquents rapports avec eux, connurent ces armes et quelques-uns les apprécièrent. Une belle cuirasse en bronze, fabriquée dans l'Italie méridionale au iv°
1. Tite-Live (XXII, 48, 2) attribue à des cavaliers numides des cuirasses (loricae), sous lesquelles ils auraient caché des glaives. Mais nous avons déjà fait observer (t. Il, p. 364, n. 10) que ce récit est dénué de valeur historique.