T. II, p
OU au m'' siècle, a été trouvée dans une tombe de Ksour es Saf, non loin de Mahdia, en Tunisie'. Peut-être est-ce un indigène qui l'a portée : ce que le mode d'ensevelissement permet de supposer. Masinissa et d'autres rois africains reçurent du peuple romain des présents, parmi lesquels il y avait des armes : Appien^ mentionne une panoplie; Tite-Live^ deux armures de cavalier avec des cuirasses. Le mausolée du Khroub nous a rendu l'attirail guerrier d'un prince, mort vers le milieu du second siècle ; or ce sont, pour la plupart, des armes étrangères : casque, cotte de mailles, lances, épée. Le glaive de Jugurtha pouvait, nous l'avons dit, être romain ou espagnol. Mais les hommes du commun demeuraient plus fidèles à l'armement de leurs pères, soit par cette force de l'habitude à laquelle les Berbères ne se soustraient pas volontiers, soit parce qu'ils n'étaient pas assez riches pour s'équiper mieux.
Chez les nomades, le mobilier se réduisait au strict nécessaire, et il n'était guère plus abondant chez les sédentaires qui n'habitaient pas des villes.
Des outres en peau de chèvre, qu'au dedans on devait enduire de poix afin de les rendre imperméables % servaient de récipients pour les liquides, surtout pour l'eau ^ L'usage de la poterie" n'était pratique que chez ceux qui ne se déplaçaient pas trop souvent"; cependant, même chez les