‹ Histoire ancienne de lÁfrique du nord (volume 2)Chapitre 79 sur 307 · Conf. t. V, p. 39, n · texte numérisé non relu

Conf. t. V, p. 39, n

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désir de ne pas renoncer aux services que les femmes pouvaient leur rendre en campagne ' : construction des abris, préparation des aliments, nettoyage des armes, soin des chevaux, etc. Et, du moment qu'on emmenait les femmes, il fallait emmener aussi les enfants et les animaux domestiques dont elles avaient la charge.

D'ordinaire, elles ne prenaient point part à la lutte; si,, comme Hérodote le dit-, les Zauèces, Libyens de la Tunisie orientale, se servaient de leurs femmes pour conduire leurs chars de guerre, c'était là sans doute une exception ^ Mais, par les cris qu'elles poussaient, elles excitaient les combattants*; on peut supposer aussi que, comme le faisaient leurs descendantes, elles insultaient et arrêtaient les fuyards, soignaient les blessés, s'emparaient des prisonniers et les torturaient.

Nous ne voyons pas que les femmes aient pris une part très active à la culture des céréales : ce qui était le cas dans certaines régions de l'Espagne, oii~ les hommes, dédaignant cettetâche, l'imposaient à leurs compagnes ^ Remarquons, cependant, qu'aujourd'hui encore, chez beaucoup de Berbères, ce sont les femmes qui procèdent au sarclage'', tandis que labours,, semailles, moisson, vannage concernent les hommes '. Peut-être y a-t-il là une tradition très ancienne, remontant à une époque où la culture se serait faite, non à la charrue, mais à la houe^ et aurait été un travail féminin ^

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